Le taux de vacance baisse mais la pénurie persiste à Neuchâtel
Au 1er juin dernier, le canton a recensé 1'656 logements vacants, soit une baisse notable par rapport à l’an dernier. Avec un taux de 1,64% et deux régions durablement sous le seuil de pénurie, le marché immobilier neuchâtelois reste tendu.
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Le canton de Neuchâtel doit faire face à la fois à un taux de vacance élevé dans les Montagnes et à une saturation sur le Littoral.
En date du 1er juin 2026, 1’656 logements vacants étaient disponibles sur le marché immobilier de l’ensemble du territoire cantonal neuchâtelois, soit 168 logements de moins qu’en 2025. Le taux de vacance cantonal se trouve au-dessus de ce seuil de pénurie, à 1,64 % (contre 1,82 % en 2025). La situation des différentes régions du canton demeure toutefois contrastée. Les régions du Littoral et du Val-de-Ruz se situent depuis de nombreuses années sous le seuil de pénurie. La région du Val-de-Travers connaît un taux de vacance oscillant au-dessus et au-dessous du seuil de pénurie, alors que la situation est moins tendue dans la région des Montagnes neuchâteloises, avec un taux encore assez largement au-dessus du seuil de pénurie.
Le
Haut du canton est attractif
Dans l’ensemble du canton, au 1er janvier 2026, le parc de logements total
(disponibles, vides et occupés) est de 101'005 unités, en hausse de 686 par
rapport à l’année précédente. Au premier juin 2026, la région des Montagnes
neuchâteloises offre 971 appartements vacants, la région Littoral 506, le
Val-de-Travers 117 et le Val-de-Ruz 62. Par rapport à l’année précédente, les
régions Montagnes (-138 logements vacants), Val-de-Ruz (-24 logements vacants)
et Val-de-Travers (-23 logements vacants) enregistrent des diminutions, alors
que celle du Littoral présente une légère hausse (+17 logements vacants).
Des
contrastes marqués entre les régions
Les appartements sont plus ou moins prisés en fonction de leur nombre de
pièces. Le canton observe en général, dans toutes les régions, que les
logements de 3 et 4 pièces représentent la majorité des logements disponibles
(entre 65 % et 79 %). En termes de durée de la vacance, les logements qui
restent le plus longtemps inoccupés se situent principalement dans la région
Montagnes, où un tiers (33,6 %) des logements vacants l’est depuis plus d’un
an. A l’inverse, c’est dans la région Littoral que la relocation s’opère le
plus rapidement : 54,5 % des logements sont offerts sur le marché depuis moins
de quatre mois.
Les
loyers font le grand écart
L’examen de l’évolution des loyers met en évidence d’importantes disparités
régionales. La région du Littoral connaît en effet des niveaux de loyers
nettement supérieurs aux autres régions. Entre 2025 et 2026 et au niveau
cantonal, on constate une très légère baisse du loyer moyen pour les logements
vacants de 1 pièce (-5 francs par mois) et une stabilisation pour ceux de 3
pièces (loyer identique à celui de 2025). Quant aux autres logements, ils
présentent une hausse de leur loyer, la plus prononcée étant celle des 6 pièces
et plus (+224 francs par mois).
Sont considérés comme vacants tous les logements habitables (meublés ou non) destinés à la location ou à la vente et qui étaient inoccupés au 1er juin dernier. Sont également pris en compte les maisons individuelles inoccupées et destinées à la location ou à la vente, de même que les logements vacants déjà loués pour une date ultérieure.