Berne retoque six futurs téléphériques valaisans sur sept
La Confédération se montre plutôt tiède pour soutenir les nouvelles liaisons par câble entre la Vallée du Rhône et les vallées transversales. Seule le projet de remontée entre Saint-Maurice et Vérossaz a obtenu le feu vert de l’Office fédéral des transports. Le canton ne renonce pas.
Crédit image: Christopher Radke, CC_BY-SA_3.0
Le village de Vérossaz n’est actuellement accessible que par la route. Sa Bourgeoisie vient d’obtenir le soutien de la Confédération pour son futur projet de transport monocâble.
Ayant misé sur le téléphérique pour améliorer la liaison entre la plaine et les vallées de montagne, le canton du Valais devra batailler ferme pour faire passer ses sept projets de nouvelles remontées mécaniques. L’Office fédéral des transports vient d’accorder son soutien à un seul d’entre eux, à savoir celui prévu entre Saint-Maurice et le village de Vérossaz. Les autres, et notamment celui prévu entre Bramois et Nax, sont pour le moment recalés, révèlent Le Nouvelliste et la RTS.
Le Conseil d’Etat valaisan a donc présenté sept nouvelles liaisons pour que la desserte des villages perchés au-dessus de la Vallée du Rhône ne dépende plus seulement de routes étroites et tortueuses. Il entend par là offrir d’autres solutions de mobilité. Compétent pour délivrer les autorisations, l’Office fédéral des transports a appliqué une grille de critères techniques et législatifs très précis pour accorder son soutien. Il n’a retenu en fait que le projet de Saint-Maurice.
Le projet de nouvelle liaison entre la cité du Bas-Valais et la commune de Vérossaz raccourcira le trajet de 25 minutes assuré actuellement par des bus. Il consiste à construire un téléphérique monocâble entre la gare CFF de Saint-Maurice et le plateau situé 1300 m au-dessus. Le câble franchira facilement la falaise. Il doit encore être soumis à l’enquête publique, même s’il a été approuvé par l’assemblée communale de Vérossaz il y a quatre ans déjà. Le trafic journaliser moyen pourra ainsi s’intensifier, pour relier un village doté d’une zone résidentielle et les services proposés en plaine. Le coût de la création d’un téléphérique étant moins élevé que celui d’une ligne de bus, relève le dossier technique du projet.
Crédit image: Bourgeoisie de Vérossaz
Le franchissement de la falaise surplombant l’abbaye de Saint-Maurice sera aisé. Il préservera une petite chapelle.
Saint-Maurice a déjà prévu trois emplacements possibles pour la construction de la station inférieure, tous situé dans le périmètre de la gare CFF. La falaise surplombant la cité d’Agaune est aussi dotée d’un élément patrimonial important, à savoir une petite chapelle. Elle sert aussi de protection de l’avifaune. Le fond du plateau agricole de Vérossaz est traversé par une ligne à haute tension. Ceka obligera la construction d’un pylône pour faire passer le téléphérique par-dessus ce conducteur. La station supérieure sera construite à proximité de l’école et du centre historique du village. Les cabines pourront transporter dix personnes chacune, soit un débit de 240 personnes à l’heure.
Projets à réexaminer
Le
Valais ne renonce pas pour autant à ses autres projets de téléphériques. Mais
il est clair que l’appréciation de l’office fédéral des transports va le
décider à réexaminer le contenu de ces nouvelles liaisons. A l’heure où
plusieurs routes ont été coupées par des éboulements, la construction de téléphériques
apparaît en effet comme une solution d’avenir. Pour autant que la Confédération
en soit persuadée.