Des studios et des spectacles pour instaurer la concorde à Vernier
La cité genevoise va ouvrir, dès fin septembre, un nouvel espace culturel réunissant essentiellement musiciens et danseurs. Ces quatre bâtiments sont également aménagés pour des activités sociales et de formation, en sus d’un hôtel-restaurant. Le chantier a dû s’accommoder d’un terrain exigu et en pente.
Crédit image: HRS
Le complexe épouse la forme triangulaire de sa parcelle, coincée entre un viaduc routier et les voies de chemin de fer.
A l’heure où les collectivités rénovent leurs salles communales en axant sur la polyvalence et l’optimisation des coûts, la Ville de Vernier (GE) a opté pour une approche différente et s’est doté d’une vraie salle de spectacles. Elle va même plus loin dans l’évaluation de ses besoins et attentes en matière de culture en favorisant la construction d’un complexe regroupant activités culturelles, sociales et commerciales. L’Espace Concorde va donc accueillir différents acteurs, clients de passage et grand public dès l’automne prochain.
C’est un espace aux synergies multiples qui se construit sur le site d’un ancien quartier ouvrier totalement transformé, à deux pas de la future gare de tramway de Châtelaine. Le bureau d’architectes espagnol CCJVV et la Fondation pour le développement des arts et de la culture (Fodac) pilotent un chantier démarré en 2023, après des années d’attente. Ils sont en train d’achever la construction de quatre imposants bâtiments, dont trois en forme de parallélépipèdes imbriqués les uns dans les autres, ainsi qu’un immeuble de neuf étages proposant 269 lits répartis dans 127 appartements de tailles diverses.
Un
triangle rempli de défis
Le terrain retenu a présenté de nombreuses difficultés et contraintes. Il
consiste en un vaste triangle délimité à l’est par les voies de chemin de fer
et à l’ouest par l’avenue de l’Ain et le viaduc routier de l’Ecu. Les
architectes ont joué sur la forme de la parcelle pour implanter leurs
bâtiments. Cette gestion de la volumétrie par rapport à la surface disponible a
guidé le concept architectural depuis le début. Elle a dû s’affranchir de
potentiels problèmes de sécurité causés par le trafic routier alentour. Pour
l’entreprise totale HRS, l’exercice de la conduite de ce chantier a été fin.
« Nous avons dû mettre en place un système de réservation pour les livraisons
des différents éléments d’un complexe de 100 000 m³ de construction, explique
le chef de projet Miguel Lopes. Un vrai défi avec un planning de travaux établi
sur deux ans. Nous devions en particulier respecter une remise des salles
de formation de danse à la rentrée scolaire 2026. »La parcelle est de plus en
pente. Il existe une différence d’un niveau entre le parvis nord et la rue
centrale, délimitant le complexe culturel de l’immeuble de logements. Une
passerelle a donc été construite au niveau du premier étage du bâtiment
résidentiel pour assurer une connexion sud, au-dessus de la rue centrale du
complexe munie d’une double entrée, l’une pour le centre culturel et l’autre
pour les logements. Ce passage donne accès à un large couloir traversant les
trois bâtiments culturels, avec une entrée au nord située au niveau du sol et
donnant sur un parvis en partie perméable.
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