17:06 PROJETS

La Socité coopérative vinicole d’Aigle agrandit sa cave en misant sur la pierre

Auteurs: Jean-A Luque
Teaserbild-Quelle: Thierry Brütsch Architectes

Le quartier qui fait face à la gare d’Aigle est en train de subir une métamorphose d’envergure. Propriétaires d’une parcelle stratégiquement placée, les vignerons coopérateurs de la région profitent du nouveau plan de quartier pour agrandir leur cave et parier sur l’avenir en investissant dans la pierre.

Tour chai Aigle 2

Quelle: Thierry Brütsch Architectes

A l’origine, le nouvel édifice qui fera face à la gare d’Aigle devait compter deux étages de plus, ce qui lui avait valu le titre de Tour Margencel.

Aigle n’est plus depuis des lustres une simple ville-étape vers les destinations touristiques des Alpes vaudoises. Ces dernières décennies, le chef-lieu du district s’est imposé en tant que pôle de développement du Chablais. Et ce n’est pas fini. Aujourd’hui, la commune compte un peu plus de 10 000 habitants. D’ici une quinzaine d’années, les autorités attendent 3500 nouveaux habitants et 1700 emplois. Et pour accueillir harmonieusement ces futurs Aiglons, il est indispensable de densifier quelques espaces stratégiques, notamment ceux autour de la gare.

Lieu de passage obligé, mais peu aménagé, entre la gare et le centre-ville historique,  le quartier de Margencel a longtemps été oublié. On y trouve bien sûr la poste, mais surtout l’immeuble historique et les caves de la Société coopérative vinicole d’Aigle (SCVA).

En 2015, les cartes ont été rebattues. Un nouveau plan de quartier redessine le secteur, le densifie et le revalorise. Une opportunité que comptent bien saisir les quelque 125 membres de la SCVA. En effet, beaucoup d’eau – et de vin – a coulé depuis qu’en 1904, année de sa fondation, l’Association vinicole d’Aigle a accueilli sa première vendange dans les caves et pressoirs de l’avenue Margencel. Dans les années 1970, elle a acheté une parcelle d’environ 2000 m2 contiguë à l’exploitation. Au cas où…

 Stockage peu rationnel
« Nos prédécesseurs avaient imaginé qu’il faudrait peut-être un jour agrandir nos caves, explique Jean-Marc Soutter, président du Conseil d’administration des Celliers du Chablais. Un demi-siècle plus tard, ce futur hypothétique est devenu présent. Actuellement, nous louons des halles à Puidoux (VD) pour entreposer une partie de nos récoltes. Ce n’est ni rationnel ni écologique. Alors nous nous sommes dit que c’était le bon moment de valoriser cette parcelle et qu’il fallait procéder à une extension de nos locaux. »

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