Le Locle prépare la mutation de son espace urbain
Le centre-ville est appelé à un réaménagement complet ces prochaines années, et il appartient aux urbanistes de préciser la volonté des autorités locales. Cet espace encore trop minéral et gangrené par la voiture doit notamment être mieux végétalisé.
Crédit image: Andreas Faessler, CC_BY-SA_4.0
Le centre-ville souffre encore trop de sa réputation de zone de transit. Les autorités locales veulent y remédier.
Fort des avis exprimés par plus de deux cents habitants, le remodelage du centre-ville du Locle peut passer cet automne au stade des mandats d’étude parallèles. La Mère-commune des Montagnes neuchâteloises va donc se transformer pour être moins engorgée par le trafic de transit, dans l’optique de l’ouverture d’ici quelques années de son tunnel routier de contournement.
Un héritage
horloger à valoriser
Le projet n’est pas banal dans un espace estampillé Unesco depuis quinze ans.
Mais la Ville entend bien préserver l’héritage du patrimoine horloger tout en
offrant un aspect plus contemporain. Sion espace urbain actuel est en effet
très minéral. La cité est de plus traversée par deux axes routiers à la fréquentation
très importantes aux heures de pointe.
Les MEP qui seront lancés cet automne doivent aider les autorités locales à repenser totalement la zone du centre de la localité, entre la zone du Centre professionnel neuchâtelois à l’ouest et l’entrée est de la ville par la rue Henri Calame. Sont donc particulièrement touchés par les futurs projets les espaces comprenant l’Hôtel de ville, le Moutier et la place Bournot.
Une
toile à tisser
Six principes découlent des ateliers participatifs organisée par les autorités.
A savoir, la création d’une « toile » urbaine entre la gare CFF,
située en hauteur et le campus horloger. Les coupures urbaines et routières doivent
être résorbées dans le périmètre, explique le Conseil communal loclois. Le centre
doit abandonner sa réputation de zone de transit, en étant réaménagé aves des espaces
de rencontres mieux végétalisés et ombragés. La rivière enterrée du Bied doit être
remise à ciel ouvert. Le trafic urbain doit être apaisé et le commerce de proximité
doit être revitalisé.
Les MEP viseront dans un premier temps la place du Marché, la zone de l’ancienne poste et la rue Bournot. Les projets doivent être déposés d’ici le printemps 2028. Avec la prise en compte des intérêts citoyens.