Le quartier des Grands-Esserts de Veyrier est encore sous surveillance
Le Conseil d’Etat genevois a dû rappeler à la commune que le développement de ce nouveau quartier devait faire l’objet d’un contrôle public accru. Le projet a été contesté depuis ses débuts, et il a fallu fixer un nouveau phasage pour sa réalisation par étapes.
Crédit image: Grands-Esserts
La réalisation de cet important projet immobilier commencera par la construction de deux bâtiments.
Jamais un projet de nouveau quartier n’aura été autant contesté à Genève. Mais les opposants de la première heure au développement immobilier de la zone des Grands-Esserts, à Veyrier, ont réussi à obtenir en partie satisfaction après des années de combat. Le Conseil d’Etat genevois vient de refixer le rythme et le calendrier de ce vaste chantier de construction de logements – 1200 en tout dont 800 dans un premier temps – en tenant compte des intérêts de la commune, qui souhaite aussi réaliser divers équipements publics sur zone.
Le Conseil municipal de Veyrier a en septembre apporté un grain de sable dans ce projet en voulant en modifier encore le phasage. Le Conseil d’Etat a estimé les modifications apportées contraires à un accord signé il y a trois ans pour fixer les modalités du développement du chantier de ce vaste quartier. Une entrevue avec les opposants et les autorités locales a permis d’aplanir les différends, pour donner le ton de ces travaux selon un programme échelonné.
Crédit image: Thomas Sponti
L'aménagement de la place centrale du quartier a été jugée prioritaire.
Une première pièce urbaine sera réalisée. Elle comprendra deux bâtiments construits par la Caisse de pensions de l’Etat de Genève (CPEG) et la Fondation immobilière de la Ville de Veyrier (FIVV). La commune sort gagnante du processus, car elle a réussi à éviter que son projet de réaménagement de la place centrale de quartier s’englue dans les oppositions. Le nombre de logements de la première étape restera inchangé, avec 800 appartements. Il faudra encore octroyer les autorisations nécessaires pour construire, dans l’esprit de l’accord signé pour fixer les termes du développement du quartier.
Le Conseil d’Etat et les parties en présence se sont de ce fait mises d’accord pour ne pas retarder les chantiers avec des différends d’ordre administratif trop lourds à gérer. Ceux-ci génèrent en effet des retards et des surcoûts.