Les électeurs d’Estavayer-le-Lac retoquent le football
Avec des terrains souvent impraticables, la cité fribourgeoise ne peut plus soutenir le développement de ses clubs. La solution passait par la construction d’un nouveau site, avec aires synthétiques, buvette vestiaires, salle polyvalente et parc paysager. Mais le projet vient d’être sèchement refusé.
Crédit image: Ville d'Estavayer-le-Lac
Depuis des années, le football staviacois doit composer avec les intempéries.
Les électeurs d’Estavayer-le-Lac ont tranché. Entre construire deux nouveaux terrains de football avec buvette, vestiaires et salle polyvalente d’une part, et refuser de se cantonner au développement d’un seul et même sport sur la commune, d’autre part. Les autorités devront revoir leur projet de plus de 16 millions de francs visant à sécuriser les équipements footballistiques sur un site moins exposé aux inondations.
Le projet aurait assuré la pratique du football pendant vingt ans supplémentaires. Il voulait aussi créer un parc paysager, un biotope, des cheminements de mobilité douce et de nouvelles haies favorables à la biodiversité. Il a été plébiscité par le Conseil général, mais un comité référendaire a réussi à le porter devant le peuple. Ce dernier vient donc de dire non à plus de 70%.
Le
gazon à remplacer
Le Parc du Château d’Eau, ainsi qu’il était nommé, devait notamment comporter trois
terrains synthétiques aménagés sur le site de la Maladeire. Ce site avait reçu
la bénédiction du canton pour être transformé et construit. Il devait remplacer
deux terrains en gazon situés à la Thiolleyres, qui risquent de ne plus être
homologués. Deux autres sites, à Montbrelloz et Bussy, devaient être conservés.
Crédit image: Ville d'Estavayer-le-Lac
Le terrain de La Thiolleyres risque toujours de perdre son homologation.
Depuis plus d’un an, la pratique du football est devenue problématique à Estavayer-le-Lac et dans sa région. Trois clubs se partagent des terrains souvent impraticables et des vestiaires inadaptés. 520 joueuses et joueurs, dont 380 juniors, sont concernés. La croissance du football met ainsi les autorités au défi de moderniser leurs infrastructures. Tant il est vrai que les terrains se dégradent du fait de leur surfréquentation. Le Conseil communal n’abandonne pas pour autant le projet. Selon La Liberté, il promet de le réviser en profondeur.