L’hôtel de Tête-de-Ran est à la recherche d’un nouveau souffle
Ces deux bâtiments perchés sur les crêtes entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds doivent être transformés en résidences de vacances, après trente ans de léthargie ou de projets de reconversion avortés. Les travaux de rénovation se poursuivront jusqu’à l’été 2027.
Crédit image: Philippe Chopard
L’héritage laissé pour ce complexe hôtelier est particulièrement lourd à porter. Le nouveau propriétaire veut cependant y croire.
Gangrené par de multiples changements de propriétaires et de gérants depuis 1991, l’hôtel de Tête-de-Ran, sur les crêtes du Jura neuchâtelois, semble avoir trouvé le bon investisseur pour renaître. Une société immobilière de La Chaux-de-Fonds s’en est portée acquéreur et a redémarré des travaux de rénovation interrompus il y a des années. Le tout pour ouvrir, dans un premier temps, sept appartements de vacances dès l’été prochain.
Un
cortège de déconvenues
Situé à plus de 1300 m d’altitude, Tête-de-Ran a eu ses heures de gloire.
Notamment pour son célèbre téléski casse-cou de La Bosse, sommet qui le
surplombe, et par une école hôtelier internationale tombée en faillite il y a
plus de trente ans. L’héritage des bâtiments laissés par les élèves qui
servaient au restaurant avec des gants blancs est lourd à porter. Il en a
découragé plus d’un, devant la difficulté de reconvertir deux bâtiments
imposants. L’Etat de Neuchâtel les a même utilisés récemment pour loger des
requérants d’asile. Pas très glamour pour un site à la vue exceptionnelle sur
le Val-de-Ruz et l’arc alpin.
Précédentes
rénovations à corriger
Le nouveau propriétaire du site est conscient de sa tâche et de ses difficultés
divers chantiers de rénovation inachevés doivent en effet être terminés. Quelques
malfaçons ont été découvertes, explique le propriétaire à la radio RTN. Les
travaux transforment un hôtel qui a compté jusqu’à 100 lits en sept appartements
de vacances. Une formule prisée alentour, avec la présence de quelques chalets
depuis belle lurette.
Des
compléments sur les crêtes
Le chantier est mené tambour battant. Il doit déboucher sur une offre hôtelière
complémentaire à celle de l’hôtel de La Vue-des-Alpes, lui aussi transformé récemment.
Les deux sites, distants de moins de 3Km, seront donc enfin intégrés dans un développement
commun. Loin des querelles de voisinage qui les ont freinés.