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La chaleur urbaine mesurée à Genève au moyen d’un sac à dos

Teaserbild-Quelle: Atelier Roberta

Les îlots de chaleur font souffrir les villes densément construites. La Haute école genevoise du paysage, d’ingénierie et d’architecture (Hepia) a mis au point un système de mesure pour cerner le phénomène de manière diversifiée et concentrée localement.


Etoile paysagisme 2

Crédit image: Atelier Roberta

Les efforts de végétalisation de nouveaux quartiers (ici celui de l’Etoile à Carouge) doivent être au centre de la réflexion urbanistique, plaident les chercheurs de l’Hepia.

La préoccupation des autorités genevoises face au phénomène des îlots de chaleur est récurrente, et la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture (Hepia) ne fait qu’enfoncer le clou. La chaleur des villes agit de plus en plus sur la qualité de vie et le ressenti de la population face au réchauffement climatique. Un groupe de recherches de l’école estime même que la situation se péjore.

La prévention avant tout
Chaque année, les chaleurs ressentis à Genève s’intensifient pour atteindre la limite du supportable, constate l’Hepia dans un ouvrage spécialisé. En 2015, un pic de plus de 39 degrés avait même été atteint. Un record jamais constaté depuis 1864. Mais les chercheurs genevois ont mis au point un système de mesure sophistiqué appelé à mieux prévenir les conséquences du réchauffement sur le confort et la santé de la population.

Une trentaine de paramètres mesurés
Ce « microclimatmètre » (µCM) consiste en un appareil portatif mesurant l’impact physiologique de la chaleur en ville. A l’aide de capteurs et de caméras hémisphériques, il mesure en conditions locales réelles une trentaine de paramètres, comme l’intensité du rayonnement solaire, la température ambiante, la chaleur dégagée au sol, le bruit, l’humidité, la vitesse du vent ou la pollution atmosphérique. Autant de critères qui préoccupe la Ville de Genève depuis longtemps et qui débouche déjà sur divers nouveaux aménagements urbains.

Attention à la couleur du béton
Les îlots de chaleur urbain, sont générés par la densification du bâti, la minéralisation et la matérialité, la rareté du végétal et la concentration des activités humaines. Les relevés de l’Hepia indiquent qu’un sol bétonné en noir ou un revêtement en caoutchouc augmentent sensiblement la chaleur urbaine et son ressenti. D’où un plaidoyer – largement partagé par les urbanistes genevois – pour l’application de mesures naturelles, comme le renforcement de l’ombrage.


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