Le groupe Alpiq récompense la gestion numérique des bisses valaisans
La commune haut-valaisanne de Törbel a développé une gestion automatisée de son irrigation en se reposant sur des méthodes ancestrales. L’énergéticien basé à Lausanne a aussi salué une nouvelle méthode de récupération adoptée à Zermatt.
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Le Springeri capte l’eau sur la rive gauche du Törbelbach, à 1964 m, pour la conduire à 1416 m vers Burge. Ce bisse est situé sur la commune de Törbel. Le Springeri est encore en activité, quoique parfois sous tuyaux.
De plus en plus, les ressources en eau de l’arc alpin vont peser sur les activités humaines. Le groupe Alpiq récompense ainsi les meilleures initiatives prises dans le cadre de ses communes valaisannes concédantes. Cette année, ce sont deux projets de gestion qui sont ainsi distingués, à Törbel (VS) et à Zermatt.
S’adapter
aux sécheresses
La production hydraulique a en effet grandement souffert cet été à cause de la canicule.
Il faut donc, selon Alpiq, que sa gestion s’adapte aux périodes de sécheresse
ou d’étiage, pour que les activités agricoles ou l’approvisionnement en or bleu
soient garantis. Le jury du prix Alpiq a donc honoré l’art ancestral de la
gestion des bisses et un nouveau projet de captage d’eau potable.
Des capteurs pour les asperseurs
Le
système d’irrigation des champs de Törbel est ancien. Plus de 600 asperseurs garantissent
son fonctionnement. Mais la commune ne veut pas rechercher de nouveaux
captages. Son projet d’amélioration optimise l’existant. Néanmoins, pour bien
gérer l’irrigation, plusieurs sites pilotes ont été équipés de capteurs
numériques qui permettent de surveiller l’apport en eau en temps réel. La répartition
entre les différents captages est automatisée pour limiter les transports d’eau
inutiles et prévenir les problèmes.
Crédit image: Alpiq
L’installation pour récupérer l’eau de source sur le rocher n’est pas trop invasive, mais elle peut apporter une contribution intéressante à l’approvisionnement en eau potable de la commune de Zermatt.
A Zermatt, l’approche est différente. La station valaisanne a utilisé une galerie alimentée par diverses sources pour récupérer l’eau à des fins potables. Un système de captage standardisé en acier inoxydable capte et analyse l’or bleu à son point de résurgence. La ressource est ensuite acheminée vers le réservoir le plus proche. Le système trouve sa valeur dans sa flexibilité. Il peut être développé dans n’importe quelle galerie.
Le prix Alpiq 2026 était riche de 17 projets. Outre la gestion de l’eau, il récompense diverses initiatives dans les domaines des ressources naturelles et la valorisation du patrimoine.