Le Groupe E fait embarquer en téléphérique son chauffage à Fribourg
L’énergéticien fribourgeois emploie les grands moyens pour chauffer à distance le plateau de Pérolles. Il engagera ces prochains mois un micro-tunnelier et un transport par câble pour installer les conduites depuis le lit de la Sarine. Une décarbonation sous terre et dans les airs.
Crédit image: Photomontage Groupe E
Le type blondin permet de pallier l’absence de routes pour gravir cette falaise.
La chaleur de l’eau de la Sarine est en phase d’exploitée sur le plateau de Pérolles à Fribourg, en venant du lit de la rivière et de la centrale de la Maigrauge. Le Groupe E, initiateur de ce projet de chauffage à distance de grande ampleur, va notamment assurer le transport des conduites nécessaires par un téléàghpérique de chantier. Les travaux commenceront en avril.
Après la réalisation de la centrale de La Maigrauge, qui produira 60 GWh de chaleur et 5 GWh de froid par an, les travaux du projet entrent dès ce printemps dans une phase décisive. Il s’agit d’amener cette ressource énergétique supplémentaire vers la zone densément bâtie de Pérolles, située en hauteur, en franchissant la Sarine d’une part, et, après avoir gravi la falaise, en passant sous des courts de tennis, d’autre part.
Chantier
en trois étapes
Le chantier va donc se dérouler en plusieurs étapes, dans le lit de La Sarine, dans
les airs et sous terre. Tout d’abord, le Groupe E va faire franchir la rivière sans
porter à atteinte à son débit actuel. Ce premier chantier durera de juin à
octobre. Parallèlement, cela dès le mois d’avril, l’énergéticien fera installer
un téléphérique de chantier pour acheminer les conduites par voie aérienne jusqu’à
leur destination. Comme la zone de travaux est dépourvue de routes d’accès, il
a fallu recouvrir à ce transport par câble, de type blondin. Enfin, un
micro-tunnelier entrera en action pour doter un passage souterrain de
130 m sous les courts de tennis de Saint-Michel, sans intervention en
surface.
Les enjeux de ce vaste réseau de chauffage à distance sont énormes. Il s’agit de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 18'000 t par an et de renforcer de l’approvisionnement énergétique du plateau de Pérolles. La mise en service du réseau est prévue pour 2028.