Les entreprises continuent de miser sur les centres pour s’implanter
Malgré une offre faible, le marché de bureaux révèle sa stabilité à la fin mars 2026, selon les analyses du secteur. Les plus grandes villes et leur périphérie tirent particulièrement leur épingle du jeu. Mais la situation économique invite les experts à la prudence.
Crédit image: Ank Kumar, CC_BY-SA_4.0
L’attractivité des plus grandes villes du pays se traduit aussi par une forte demande de locaux.
Le télétravail pendant la pandémie du Covid-19 semble être révolu, mais le taux de vacance des bureaux continue d’augmenter hors des plus grandes villes de Suisse. L’offre demeure pendant stable, communique le CBRE, agence spécialisée qui analyse le marché en continu. A fin mars de cette année, les surfaces totales de bureaux s’élevées à 2,07 millions de m², soit à un peu moins de 5% du parc immobilier. Soit à un niveau comparable à la situation du premier trimestre de 2025.
Moins
de take-up
Le CBRE analyse les données qui lui sont propres à la lumière de l’activité de
la construction et de l’évolution de la conjoncture. Les derniers résultats statistiques
montrent une stabilité masquée un peu par la baisse du take-up des bureaux
enregistrés les 12 mois précédents. La croissance de l’emploi, absente actuellement,
et la pression accrue sur les coûts à la charge des entreprises expliquent
cette morosité, indiquent les experts.
Bâle
fait exception à l’attractivité urbaine
Les chiffres montrent aussi un déplacement de la disponibilité des bureaux des
centres urbains vers leur périphérie. La demande reste cependant forte dans les
centres des cinq plus grandes villes de Suisse. Ce qui les rend attractives.
Seule la ville de Bâle conjure cet essor.
Depuis 2023, le marché des bureaux est en pleine croissance en Suisse, même leur taux de disponibilité reste faible, relève le CBRE. La demande mise sur la localisation, surtout hors des plus grandes zones urbanisées. Les experts fondent leurs analyses sur toute les surfaces à commercialiser.