Le Val d’Hérens a jeté une passerelle aérienne par-dessus sa rivière
La vallée valaisanne peut enfin être franchie dans sa partie aval par des randonneurs avides de sensations fortes. L’ouvrage métallique surplombant la Borgne va stimuler le développement du site agrotouristique d’Ossona, créé dans un ancien hameau.
Crédit image: DR, Hérémence Tourisme
L’ouvrage relie un site agrotouristique aux pyramides d’Euseigne.
Pour la première fois dans l’histoire du Val d’Hérens, le bas de la vallée peut être franchi au moyen d’une passerelle, entre le village d’Euseigne et le hameau d’Ossona. Et cela ne concerne que les promeneurs, puisque l’ouvrage franchissant la Borgne à une hauteur de 80 m n’est pas accessible aux véhicules. Il offre un point de vue inédit sur la vallée, pour étoffer une offre touristique déjà riche.
Mobilité
douce stimulée
Hérémence et ses communes voisines offrent ainsi une nouvelle expérience riche
de sensations fortes en pleine nature. Le développement de randonnées dans la
partie inférieure du Val d’Hérens est donc facilité, entre le hameau d’Ossona –
site agrotouristique célébré par la cinéaste Jacqueline Veuve – et les pyramides
d’Euseigne, attraction géologique majeure de la vallée. Sans compter les
sources chaudes de la Combioula, au bord de La Borgne, et son ancien ermitage.
Impact
économique local
La nouvelle passerelle métallique a une longueur de 76 m. Elle complète un
autre ouvrage construit il y a dix ans au-dessous du village de Suen, en rive
droite. Elle répond ainsi aux attentes d’un tourisme doux qui ne se contente
plus de contempler la nature et les paysages alpins. Les communes d’Hérémence
et de Saint-Martin comptent sur cet ouvrage pour étoffer encore l’offre d’hébergement
et de restauration locale.
Offre
entre nature et culture
Voisine d’Evolène, située plus en amont, et de Vex, plus en aval, la commune d’Hérémence
poursuit aussi son développement touristique en comptant sur le barrage de la
Grande-Dixence, son église contemporaine et les pyramides d’Euseigne. Le site
géologique si caractéristique de l’érosion morainique de l’arc alpin doit accueillir
un centre d’interprétation construit en bordure de la route cantonale menant au
fond de la vallée.