L’Empa fait de la lutte contre le feu une affaire de matériaux
Avec des extraits de melon ou de pastèque, il est possible de développer une meilleure résistance au feu. Les chercheurs de Dübendorf agissent donc sur la modification des propriétés des matériaux de construction, comme le bois, le ciment, les métaux, la céramique ou le verre.
Crédit image: Empa
Le bruit se perd littéralement dans ces nouveaux absorbeurs acoustiques. Ils sont donc quatre fois moins épais que les matériaux traditionnels.
Le drame de Crans-Montana a attiré l’attention du public sur les risques d’incendie des matériaux d’isolation, mais les chercheurs zurichois n’ont pas attendu la catastrophe pour formuler de nouvelles recommandations à ce sujet. Ils développent en effet de nouveaux produits applicables dans n’importe quel milieu construit et confiné. En mettant l’accent davantage sur les caractéristiques techniques que sur les normes.
Résistance :
du total au variable
Le Laboratoire fait tout d’abord une distinction entre les matériaux réputés
difficilement inflammables de ceux qui résistent totalement au feu. Comme la
pierre, le ciment, les métaux, la céramique ou le verre. Ces derniers sont donc
considérés comme ignifuges. En revanche, tout ce qui est reconnu comme
combustible peut être mieux protégé, par exemple par des additifs, des imprégnations
ou des revêtements.
Le
bois en tête
L’Empa axe ainsi ses efforts sur les matériaux organiques. Ses chercheurs optent
pour de nouveaux revêtements pour le bois et pour des additifs pour les dérivés
du bois. Ou en intensifiant la sécurité feu de polymères difficilement inflammables,
comme les mousses de polyuréthane ou les résines époxy. D’autres groupes de
recherche travaillent sur des matériaux inorganiques ininflammables, pour
faciliter le travail des services de secours.
L’insonorisation
par des mousses
Le Laboratoire de Dübendorf agit aussi sur plusieurs fronts. Il lance de
nouveaux vêtements de protection pour les pompiers, des matériaux à base de
bois ignifuge à l’aide d’enzymes de melon ou des composites recyclables
destinés aux avions et aux trains. Il agit aussi sur l’insonorisation, avec de
nouveaux types d’absorbeurs de bruit en mousses minérales., à base de plâtre ou
de ciment. La sciure peut aussi être transformée en un matériau hybride plus difficilement
inflammable, à l’aide d’une enzyme extraite des pépins de pastèque !
Sans
danger environnemental
Les chercheurs agissent donc sur les interactions entre différents matériaux
pour renforcer la sécurité feu de tout espace construit. En utilisant des
substances ne portant pas atteinte à l’environnement.