Les chercheurs de l’EPFL déclarent aussi la guerre à la moule quagga
La plateforme de recherches installée sur le Léman au large de Pully permet d’étudier les influences de l’action de ce mollusque invasif sur la qualité des eaux du lac. Le réchauffement climatique y est scruté en continu dans une perspective multidisciplinaire.
Crédit image: Eawag
Les effets de la prolifération de cette variété non-comestible sur les infrastructures humaines peuvent être dévastateurs.
La prolifération dans nos lacs de la moule quagga n’a pas échappé à l’EPFL. La plate-forme d’études installée au large de Pully (VD) y consacre plusieurs programmes scientifiques menés par les chercheurs d’Ecublens sur une plate-forme expérimentale. Ceux-ci y mesurent l’impact de ce mollusque qui obstrue facilement les canalisations. La lutte s’organise donc en parallèle d’opérations coûteuses de nettoyage, pour mieux comprendre l’évolution de l’écosystème lacustre face au réchauffement climatique.
Variations
en toute saison
Les chercheurs de l’EPFL veulent mobiliser la population autour de la
transparence et la couleur des eaux du Léman. Leurs mesures permettent l’analyse
des variations saisonnière et spatiale. Le programme est également soutenu par
l’Association pour la sauvegarde du Léman, l’EAWAG et l’Université de Lausanne.
Crédit image: EPFL, Jamani Caillet
Cette plateforme lacustre est un vrai laboratoire d’études de l’environnement.
Les chercheurs étudient aussi le plancton et son rôle sur l’évolution et la température de l’eau du lac ou des flux de carbone en direction des sédiments. D’autre études se penchent également sur le rôle des substances chimiques de synthèse déversées dans le lac. Comme les engrais ou les pesticides.
De l’eau
jusqu’à l’espace
La plateforme LéXPLORE a une surface de 100 m². Pas moins de 25 projets y sont
développés actuellement, dans des domaines aussi variés que la chimie, la physique,
l’hydrologie, la microbiologie ou même l’astrophysique, avec des capteurs
mesurant le rayonnement cosmique. Elle est un lieu de rencontres
interdisciplinaires et un point de contact entre la science et le grand public.
En sept ans, ce sont près de 40 projets qui y ont été réalisés.