Genève mise sur les mousses pour recouvrir les toitures
La Haute école genevoise du paysage, d’ingénierie et d’architecture vante les vertus des mousses pour végétaliser la couverture des bâtiments. Une expérience pilote sera menée pendant un an au Parc des Eaux-Vives. Ces végétaux mettent en valeur la lutte pour le climat.
Crédit image: Hepia, Julie Steffen
Les vertus des mousses peuvent résoudre différents défauts de la végétalisation des toitures.
La végétalisation des toits est à la mode, le choix des végétaux un peu moins. La Haute école genevoise du paysage, d’ingénierie et d’architecture (Hepia)préconise le recours aux mousses pour ne pas trop porter atteinte à la structure. Une expérience menée avec la Ville de Genève aux Eaux-Vives tend ainsi à réhabiliter ces organismes.
Les mousses n’ont cependant pas bonne presse, reconnaît l’Hepia sur son site Internet. Elles favorisent pourtant la biodiversité. Les oiseaux les utilisent pour construire leurs nids. Elles servent d’habitat à divers organismes qui peuvent se renouveler. Enfin, elles ne s’infiltrent pas dans les éléments de construction.
Crédit image: Hepia, Julie Steffen
L’expérience sera menée en miniature pour étudier le comportement de différentes variétés sur des pierres.
L’Hepia a donc créé un jardin pédagogique dans le parc genevois des Eaux-Vives. Il s’agit d’un espace miniature de 50 m² composé de végétaux peu utilisés dans le domaine de l’architecture paysagère. Différentes espaces vont se développer sur des petites pierres qu’elles finiront par coloniser. La Haute école entend ainsi attirer l’attention sur la capacité des mousses dans la végétalisation des toitures. Ces organismes sont en effet dépourvus de racines, et contribuant au stockage des eaux pluviales.
Le jardin sera installé aux Eaux-Vives pour une durée d’un an. Assez pour étudier le comportement des mousses. Les végétaux sont cultivés sur le site de l’Hepia, à Lullier.