10:05 TECHNIQUE

L’EPFL propose de nouvelles pistes pour le solaire en toiture

Teaserbild-Quelle: EPFL/Alain Herzog - CC-BY-SA 4.0

Le potentiel photovoltaïque des bâtiments est une réalité étudiée depuis longtemps, mais son développement se heurte encore à de nombreuses difficultés. Une thèse de l’EPFL propose de nouvelles pistes, axées à la fois sur l’orientation et la pente des toits, ainsi que sur l’environnement bâti. Avec la réalisation de tous les objectifs de la stratégie énergétique du Conseil fédéral.

EPFl photovoltaïque en toiture

Crédit image: EPFL/Alain Herzog - CC-BY-SA 4.0

L'EPFL accueille un parc solaire de près de 16'000 m² sur les toitures et en façade des bâtiments.

Les opposants irréductibles aux projets de centrales solaires alpines peuvent compter sur les recherches menées à l’EPFL sur le potentiel énergétique des bâtiments. Une thèse de doctorat fournit en effet les pistes à suivre pour couvrir 70% des toits en Suisse par du photovoltaïque. Alina Walch a ainsi pu évaluer le potentiel de ce développement pour atteindre plus aisément les objectifs fixés par la stratégie énergétique 2050 du Conseil fédéral.

Projets de vastes centrales combattus
L’étude de l’EPFL tombe en effet au moment où Berne affine sa stratégie, en misant sur le renouvelable. La Confédération a voulu accélérer les procédures d’autorisation de construire des éoliennes et des centrales solaires, par différentes incitations dans les cantons de Berne, du Valais et des Grisons. Elle a aussi discuté avec les organisations de défense de l’environnement et pu aplanir bon nombre de divergences, même si plusieurs projets sont encore contestés et le seront jusqu’au bout. En particulier, la Fondation Helvetia Nostra reste campée sur ses positions de défe3ndre le paysage jusqu’au bout. Cela lui fait critiquer le développement de vastes parcs énergétiques dans des milieux encore vierges de toute construction.

Même le nord a du potentiel
L’EPFL ne se consacre qu’aux toitures. Elle analyse le potentiel photovoltaïque des bâtiments sous ses aspects techniques ou architecturaux, comme l’orientation ou la pente des toits. Même une exposition au nord possède des capacités de production solaire, affirme Alina Walch dans sa thèse. Il suffit pour cela d’une pente de 20 degrés.

Les méthodes développées par la doctorante permettent aussi de doper le rendement des installations. Surtout sur de grands toits plats ou peu inclinés, comme ceux des hangars industriels ou agricoles. D’après l’EPFL, 4% des toits suisses peuvent générer une production de 15TWh par an, tout cela en limitant les émissions de gaz à effet de serre et la surface des panneaux solaires posés.

L’obstacle de la densification
Toutefois, il y a un « mais », indique encore l’étude. Les milieux les plus densifiés ne peuvent accueillir suffisamment d’installations solaires ca les toits sont trop petits et les bassins de population trop grands. Il faut dès lors équilibrer la production d’énergie à l’échelle régionale, L’EPFL propose ainsi de commencer par les plus grandes toitures dans les communes. Jusqu’à obtenir l’autosuffisance et s’en tenir là.

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