08:07 TECHNIQUE

Lyon expérimente une peinture anti-chaleur sur sa voirie

Teaserbild-Quelle: CC BY-SA 1.0_Patrick Giraud

Pour lutter contre les îlots de chaleur de plus en plus fréquents dans les cités, la végétalisation des espaces publics est souvent mise en avant. Mais à Lyon on veut tester d’autres méthodes, notamment la peinture anti-chaleur qui a recours à des billes de céramique. Efficace, mais très cher.

Lyon teste la peinture anti-chaleur sur ses trottoirs

Quelle: CC BY-SA 1.0_Patrick Giraud

Dans sa lutte contre les températures étouffantes du béton, Lyon teste la peinture anti-chaleur sur ses trottoirs

Depuis début juillet, la métropole de Lyon expérimente une peinture anti-chaleur. Ce revêtement, commercialisé par l’entreprise Agilis (NGE), est composé à 20% de peinture à l’eau et à 80% de billes de céramique. La surface peinte, d’un périmètre de 100 m², est située dans le 7e arrondissement. La peinture a été appliquée par pulvérisation au pistolet en couches fines de 0,5 mm.

Dix degrés de moins!
Un test, effectué sur place, s’est avéré concluant. La partie goudronnée adjacente au trottoir test a enregistré 41,8 °C à hauteur d’homme ; sur la zone recouverte de peinture ocre … à peine 31,3 °C.

Mis au point dans l'aérospatiale
Le procédé en question, déjà connu dans certains milieux industriels, n’a rien de neuf. A l’origine, ces peintures ont été mises au point dans l’aérospatiale pour revêtir des éléments constitutifs des fusées et éviter leur montée en température lors de la pénétration dans l’atmosphère. Aujourd'hui, ce type de produit est communément utilisé dans le secteur du bâtiment pour isoler les toitures, les toits ou les terrasses.

L’expérimentation lancée à Lyon reste néanmoins une première dans le domaine de l’application à la voirie urbaine, même si un test similaire a déjà été mené par l’entreprise Agilis à Paris sur une surface bien plus réduite (20 m²).

Un an de test et après...
Le test doit durer une année et doit permettre de vérifier la résistance du produit au vieillissement sous l’effet de la circulation piétonne, du nettoyage des sols ou encore de l’impact de l’hiver et du déneigement.

Même s’il passe tous les écueils, ce procédé présente toutefois un inconvénient majeur : son coût. La peinture anti-chaleur revient en effet à 22 francs le mètre carré !


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