Martigny sécurise son pont de La Bâtiaz par levage de l’ouvrage
Pour calmer les fureurs de la Dranse, la cité d’Octodure recourt à une technique de vérinage hydraulique ordinairement utilisée dans la pose ou la démolition d’ouvrages en béton. Ce passage construit en bois va donc se soulever en cas de crue torrentielle pour mieux sécuriser la population.
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Le pont est un point de passage important entre la ville et sa zone médiévale. Son existence est attestée dès 1635.
Face à la fureur d’une crue, les êtres humains se sentent souvent impuissants. Mais la Ville de Martigny entend mieux sécuriser le pont de La Bâtiaz en le dotant d’un système de levage pour le moins original. Le dispositif de vérinage hydraulique qui sera installé sur ce vieil ouvrage en bois va donc permettre de soulever celui lorsque la Dranse sera tumultueuse ou charriera des matériaux en trop grande quantité.
Sécuriser
et renaturer
L’installation vise un double objectif. Il s’agit tout hors d’assurer la sécurité
des usagers de ce pont pesant plusieurs centaines de tonnes. Ensuite, elle favorisera
la renaturation de la rivière coulant au-dessous. Le pont est le dernier ouvrage
carrossable du canton du Valais construit en bois. Attesté dès 1635, il a été
emporté à plusieurs reprises par la fureur des éléments.
Crédit image: Agglo Coude du Rhône
Une Dranse canalisée accentue les risques d’inondation en accélérant la vitesse d’une crue.
Concrètement, les vérins hydrauliques permettant l’opération de levage du béton sont posés sous le tablier du pont. Cette technique de génie civil permet ordinairement d’ajuster ou de démolir des ouvrages sans altérer leur intégrité structurelle. Elle trouve à Martigny un nouveau débouché, en relation avec les catastrophes climatiques dont le canton est malheureusement victime.
Sus à
la canalisation
La Ville de Martigny en profite pour faire sa part dans le processus de
renaturation et de sécurisation de sa rivière. La Dranse est en effet canalisée
en ville, ce qui intensifie les risques de crues dévastatrices pour les bâtiments
et la population. En amont de la ville, divers travaux ont aussi été menés pour
renaturer le lit du cours d’eau. Notamment dans les zones d’Orsières et de
Sembrancher.