15:03 TECHNIQUE

La collégiale de Neuchâtel subit un nettoyage en profondeur

Écrit par: Philippe Chopard
Teaserbild-Quelle: Philippe Chopard

La restauration de la Collégiale de Neuchâtel passe en ce début d’année une nouvelle étape. Le chantier se déroule désormais dans la partie ouest de la nef. La voûte et les murs subissent un nettoyage aussi minutieux que spectaculaire. Le plancher recevra bientôt un nouveau chauffage et un nouveau revêtement. Les responsables du chantier veulent continuer d’écrire le livre de l’histoire de l’édifice.

Collégiale Neuchâtel 2

Quelle: Philippe Chopard

Les voûtes de la nef n’avaient pas été rénovées depuis des siècles.

La Collégiale de Neuchâtel, c’est du solide. Son calcaire jaune résiste aux outrages du temps, et sa restauration, démarrée en 2008, se poursuit actuellement sans intervention majeure
sur sa structure. La Ville de Neuchâtel et l’Office cantonal neuchâtelois du patrimoine poursuivent ainsi leurs efforts pour faire retrouver à l’édifice une partie du lustre de sa construction au XIIIe siècle.

En un peu plus de dix ans, les travaux ont été gigantesques. Le passage au peigne fin de l’édifice a révélé un léger déséquilibre au niveau de la tour-lanterne, au milieu des deux flèches. L’occasion était toute trouvée pour adapter le bâtiment aux nouvelles normes antisismiques. Pour en quelque sorte rééquilibrer la tour, il a fallu en
ceinturer la souche. Filés dans l’épaisseur des murs, au-dessus et au-dessous des baies, douze tirants ont été forés et serrés au niveau des angles. Ainsi la tour a-t-elle pu rétablir sa continuité horizontale, interrompue par quelques fissures.

En quelques années, c’est toute l’enveloppe extérieure de la Collégiale qui a pu être refaite. Les Neuchâtelois ont pu retrouver leur édifice emblématique dès 2013, après l’avoir deviné sous les échafaudages. Le cloître a aussi été rénové. Il a retrouvé son gazon central après la pose d’un dallage qui a soulevé un tollé dans la population.

Depuis trois ans, les travaux de rénovation se déroulent à l’intérieur de la nef. Le chantier a été divisé en deux parties. Tout d’abord, il s’est consacré à la restauration du chœur et du transept. Il faut enlever le carrelage mis en place entre 1867 et 1870 par l’architecte Léo Châtelain, procéder aux investigations archéologiques nécessaires et patiemment nettoyer les murs et la voûte de toutes leurs impuretés. Le célèbre monument des comtes de Neuchâtel a pu livrer quelques-uns de ses secrets. «Nous avons acquis la certitude qu’il s’agit d’un tombeau», précise Jacques Bujard, chef de l’Office cantonal neuchâtelois du patrimoine. De plus, les grandes orgues ont migré au nord de la nef, avant que l’ancien instrument ne soit réinstallé au sud sur une nouvelle petite galerie. Cette opération a rendu encore plus visible le monument des comtes.

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