Le barrage de Barberine, une vraie épopée centenaire des CFF
Les CFF ont marqué le centenaire de la retenue qu’ils ont construite à Emosson (VS) avec un spectacle, deux expositions et un livre retraçant son rôle clé dans l’histoire énergétique du rail suisse. Aujourd’hui les installations contribuent à une production ferroviaire 100 % renouvelable, portée par l’hydroélectricité et un ambitieux programme solaire.

Crédit image: Duperrier, CC_BY-SA_3.0
Le barrage a été construit dans le but d'alimenter en électricité le réseau ferroviaire suisse, une démarche visant à assurer l'indépendance énergétique du pays.
Il y a 100 ans, des pionniers achevaient un ouvrage fondamental pour les CFF, la vallée du Trient, le canton du Valais et l’ensemble de la Suisse: le barrage de Barberine. La force hydraulique qui y est exploitée couvre aujourd’hui environ 15 % des besoins en électricité des CFF pour l’exploitation du système ferroviaire suisse. Elle fournit du courant au trafic de la Suisse romande et en Valais.
Pour garantir à tout moment l’alimentation électrique de l’exploitation ferroviaire, les CFF doivent pouvoir adapter de manière flexible leur propre production d’électricité. La cascade de Barberine - soit l’aménagement hydroélectrique utilisant la force des eaux et composé des centrales hydroélectriques du Châtelard et de Vernayaz - joue ici un rôle décisif, indiquent les CFF dans un communiqué.
Un
spectacle, deux expositions et un livre
Outre un spectacle dans l’usine du Châtelard, deux expositions seront également
visibles sur place et à la Galerie Victoria à Finhaut. Récemment publié,
l’ouvrage commémoratif « De Barberine à Nant de Drance », conçu et rédigé par
l’historienne Véronique Borgeat-Pignat, permet également de se plonger dans les
100 ans de l’histoire des Forces motrices dans la région d’Emosson. Des photos,
des reproductions et des documents d'époque mettent en lumière cette formidable
épopée.
Un développement du renouvelable
Depuis le 1er janvier dernier, les CFF alimentent le système ferroviaire suisse
à 100 % par des énergies renouvelables. La majeure partie provient des
centrales hydroélectriques des CFF: près de 80% du courant ferroviaire est
produit par huit centrales hydroélectriques appartenant aux CFF et cinq en
partenariat. Les énergies renouvelables restantes sont achetées, principalement
de l’électricité d’origine hydraulique, solaire ou éolienne.
En effet, les CFF misent non seulement sur l’énergie hydraulique, mais aussi sur l’énergie solaire pour leur production de courant. D’ici à 2040, 160 GWh d’électricité solaire seront produits chaque année, soit l’équivalent de la consommation d’environ 40'000 ménages. A cet effet, l’entreprise met avant tout à profit les surfaces existantes telles que les bâtiments de gares, les ateliers industriels, les centres d’entretien ou les marquises. Fin 2024, les CFF ont ainsi atteint une production de 10 GWh. Une nouvelle étape de 100 GWh par an devrait être franchie en 2030.