La nef de l’église de Cerniat exposée à des chutes de matériaux
Il a fallu prendre des mesures drastiques. Ce lieu de culte gruérien est fermé durablement à toute activité. Des fissures constatées dans le plafond ont conduit les ingénieurs et la paroisse à envisager une rénovation en profondeur. Ne manque plus que l’argent pour l’engager.
Crédit image: Roland Zumbuhl, CC_BY-SA_3.0
Les fissures constatées au sommet du bâtiment ne vont pas provoquer l’effondrement, assurent les experts.
Les paroissiens de Cerniat (FR) s’en inquiétaient depuis dix ans, et les expertises mandatées sont venus confirmer leurs craintes. L’église construite au XVIIIe siècle sur un promontoire est fissurée et la sécurité des fidèles exige que ce lieu de culte soit fermé à toute célébration pendant des mois. Les médias fribourgeois le révèlent, et la communauté prend les choses en mains pour y remédier.
Il y a dix ans, de légères fissures étaient apparues dans la voûte de la nef, juste au-dessus des bancs. Le phénomène s’accentuant, la paroisse a mandaté un bureau d’ingénieurs en 2023. Les conclusions des experts sont sans appel, même si le bâtiment ne risque pas de s’effondrer.
Mieux
vaut prévenir que guérir
Les ingénieurs ont recommandé la fermeture de l’église par mesure de précaution.
Selon le média numérique fribourgeois Frapp, des blocs de plâtre du plafond
risquent de tomber, et des fissures sont apparues dans le galetas, à l’appui de
la charpente. La maçonnerie de la façade est aussi gorgée d’eau. Toutefois, les
ingénieurs et la paroisse ne peuvent pas établir l’origine de ces fissures. Un
géologue doit être consulté pour vérifier la stabilisation du terrain. Quoi qu’il
en soit, les experts sont persuadés que des travaux d’assainissement vont régler
le problème.
Toutefois, la paroisse connaît des difficultés financières. Les ingénieurs doivent encore estimer l’ampleur des travaux à effectuer, et la communauté devra se mobiliser pour les réaliser. La commune n’est pas encore contactée. Les messes sont pour le moment déplacées à Charmey.