Les CFF transforment leurs matériaux ferroviaires en éléments du bâti
Un immeuble situé dans le périmètre d’ateliers ferroviaires zurichois prouve que les matériaux prétendument usagés peuvent avoir une nouvelle vie. Les rails servent de piliers et les vitrages du matériel roulant ont été reconvertis pour l’enveloppe. L’économie circulaire tourne à plein régime.
Crédit image: Zuend Zürich
Il fallait y penser. Les rails usagés sont encore suffismment solides pour soutenir la structure de ce bâtiment zurichois.
Les CFF apportent leur pierre à l’édifice de l’économie circulaire en recyclant divers matériaux de construction. Leur immeuble situé sur le terrain de leurs anciens ateliers d’Alstetten (ZH) est ainsi modernisé avec des éléments de voies ou de leur matériel roulant. Ceux-ci trouvent ainsi une seconde vie, parfois dans des endroits totalement inattendus.
La construction et le génie ferroviaire peuvent ainsi se rejoindre dans divers projets de transformations d’immeubles. Ce réemploi contribue bien évidemment à réduire les émissions de dioxyde de carbone. En 2025, les CFF ont ainsi économisé 62 t en réui8tlisant près de 6400 pièces. Tout y passe, des rails aux wagons, allant même jusqu’aux mâts des lignes de contact. Ce système circulaire permet d’aller au-delà des simples méthodes de recyclage.
Les
mâts deviennent piliers
A Alstetten, un bâtiment a ainsi été orné de 1000 fenêtres provenant d’anciennes
voitures CFF. Douze kilomètres de rails usagés servent aussi de piliers et de
poutres de soutènement. Cela permet de préserver la structure existante, tout
en généralisant le recyclage des éléments de construction. Les CFF appliquent
aussi ce procédé dans d’autres bâtiments, qu’il s’agisse de mâts de ligne de
contact réutilisés comme structure porteuses ou de plaques en aluminium issues
d’anciennes stèles lumineuses servant d’habillage d’ascenseurs.
Crédit image: Zuend Zürich
Les 1000 fenêtres de la façade proviennent d’anciennes voitures.
Ce réemploi ne tombe pas de nulle part. Il s’inscrit dans un programme de réduction des gaz à effet de serre engagé par les CFF jusqu’en 2030. Les transports ferroviaires contribuent ne effet chaque année à réduire les émissions de 5 millions de tonnes par an. Soit le dixième des émanations nationales.