Cheseaux-sur-Lausanne a mal à son trafic de transit
Le contournement de la localité ne peut plus absorber la circulation et doit être adapté à la mobilité douce. Le canton de Vaud veut faire élargir deux giratoires et remplacer deux passerelles pour y remédier. Les transports publics doivent aussi pouvoir y passer plus facilement.
Crédit image: Swisstopo, Etat de Vaud
Cette route de délestage ne remplit plus suffisamment son rôle.
L’augmentation de la circulation des véhicules entre le Gros de Vaud et Lausanne contraint le canton à revoir les aménagements routiers qui permettent au trafic de contourner Cheseaux. L’itinéraire qui devait soulager le centre de la localité n’est en effet plus adapté. Il est de plus dépourvu de tout équipement favorisant la mobilité douce. Il faut donc le requalifier, et les autorités cantonales entendent le faire en débloquant un crédit de 27,4 millions représentant leur part au projet. Le Grand Conseil vaudois sera saisi prochainement.
Bonnes
intentions sans effet notable
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les nobles intentions nées de la
création de ce contournement routier il y a 25 ans n’ont pas produit les effets
escomptés. Les deux giratoires construits aux deux extrémités de la nouvelle route
n’ont pas été suffisamment calibrés pour absorber le trafic actuel. Les automobilistes
empruntent encore trop le centre de Cheseaux au lieu de passer par le sud du
village.
Crédit image: Photomontage Etat de Vaud
La passerelle enjambant la Mèbre sera élargie sans intervention sur son tablier.
Les travaux envisagés par le canton de Vaud s’annoncent conséquents. Ils visent à créer une voie réservée aux bus en provenance de Crissier sur les 220 m du tracé, pour que ces véhicules puissent mieux circuler dans les giratoires de Bel-Air et de Mon-Repos. Ceux-ci sont concernés au premier chef par le projet de réaménagement. Ils seront élargis à deux voies de circulation. Deux passerelles vétustes seront remplacées. Celle qui enjambe la Mèbre sera même élargie avec la pose d’une béquille qui évitera toute intervention au niveau de son tablier. Enfin, la mobilité douce bénéficiera enfin d’aménagements sécurisés.
Ce projet de requalification routier modernise de ce fait les habitudes de déplacement de la population. La voiture n’en est évidemment pas exclue. Il s’agit d’intégrer au site toutes les formes de mobilité possibles, entre vélos, piétons, bus et véhicules individuels.