Dégradé, le viaduc de Lucens doit être mis aux petits soins du génie civil
Long de 300 m, cet ouvrage entre Lausanne et Berne a fait son temps. Le canton de Vaud va l’adapter aux exigences d’une liaison routière structurante. Les intempéries et l’usure du temps sonnent la cloche d’un assainissement conséquent.
Crédit image: Etat de Vaud
L’ouvrage présente plusieurs signes de dégradation avancée.
Enjambant la Broye et les voies CFF entre Palézieux et Payerne, le viaduc de Lucens (VD) doit pouvoir accueillir des convois exceptionnels. La route qui l’emprunte est en effet un axe de circulation majeure entre Lausanne et Berne, et cet ouvrage est dans un état de détérioration inquiétant. Le Grand Conseil vaudois doit ainsi se prononcer sur un crédit d’assainissement, dont les travaux doivent résoudre plusieurs problèmes de ruissellement des eaux pluviales et d’étanchéité.
L’ouvrage a été construit en 1963. Long de presque 300 m, il est divisé en trois tronçons. Sa chaussée est composée de deux voies bidirectionnelles et de deux banquettes.
Opération
sécurisation
Le canton de Vaud va donc déplacer les services suspendus à l’ouvrage. La ligne
de contact des CFF sera aussi modifiée. Les bordures et autres glissières seront
remplacées, ainsi que les puits d’évacuation des eaux usées. Les travaux créeront
un nouveau système d’évacuation des eaux pluviales sur le viaduc. Le tablier sera
mieux sécurisé contre les séismes par l’élargissement des bancs d’appui sur les
culées et des articulations Gerber. Le revêtement recevra une nouvelle étanchéité.
Dégradé par endroits, le béton sera réparé et les culées du pont réaménagées.
Trafic
maintenu
Le chantier se déroulera sans interruption de la circulation. Il sera divisé en
deux phases, avec des feux pour régler le trafic. L’assainissement du béton
sera fait de nuit, provoquant parfois une interruption de la circulation des
trains. Seule la pose de la couche de roulement fera complètement fermer l’ouvrage.
Pour
des convois exceptionnels
Ce projet d’assainissement est conçu pour supporter des convois d’un poids maximal
de 90 tonnes. Il permettra ainsi aux plus gros camions en transit d’éviter le
centre de Lucens. Comme ce point de passage sur la Broye ne concerne que le
réseau structurant entre Lausanne et Berne, aucun aménagement de mobilité douce
n’y est prévu.