Fribourg acquiert du terrain pour y favoriser l’artisanat
La Ville va acquérir deux parcelles pour être partie prenante du développement d’activités artisanales sur un site identifié comme poumon économique. L’ancien bâtiment de la formation cantonale des maçons et des tôliers va ainsi pouvoir être transformé.
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Le bâtiment acquis par la Ville est au cœur d’une zone au très fort potentiel.
Avant de penser à le transformer, il faut l’acheter. La Ville de Fribourg vient de donner un coup d’accélérateur au futur développement de son site des Daillettes, par l’acquisition de deux parcelles bâties sur place dans les années 1980 sous le pont de La Poya. Cet achat servira à renforcer les activités artisanales sur place dans un volume propriété de l’Association du Centre professionnel cantonal (ACPC). Avant d’envisager un développement dans le cadre d’un futur plan d’affectation.
Espaces
verts, oui, centre commerciaux, non
Ce bâtiment fait en effet partie d’une zone artisanale et industrielle sous le
coup d’un plan localisé adopté par l’exécutif fribourgeois en 2024. Ce dernier
veut ainsi développer le site sans l’implantation de centres commerciaux. La
création d’espaces verts est aussi à l’ordre du jour. Cela provoquera un
remaniement parcellaire, pour assurer une répartition équitable des droits à
bâtir.
Un
héritage industriel
Le rachat des terrains du bâtiment de l’ACPC s’inscrit dans une dynamique plus
large. Il faut dans un premier temps faire correspondre les locaux aux besoins
de ses utilisateurs. La construction date de 1980. Elle se compose de plusieurs
halles déjà affectées en rez-de-chaussée à diverses activités artisanales. Un
volume non-chauffé complète le tout. Le premier étage comprend des surfaces
administratives, des salles de classe et un réfectoire. Il est l’héritage d’un
site industriel spécialisé à l’origine dans le bobinage, les condensateurs et
les piles. Il a subi d’importantes transformations pour accueillir la formation
professionnelle cantonale en 2002, notamment dans le domaine de la maçonnerie
et de la tôlerie. Il est aujourd’hui partiellement vide, et dans un état de
relative vétusté.
Entre
béton et métal
La Ville de Fribourg pense déjà à rénover le volume qu’elle va pouvoir acquérir.
La structure porteuse repose sur une ossature métallique composée de poteaux et
fixée sur le radier. Le plancher de l’étage est constitué d’éléments en béton
préfabriqué. La toiture est conçue avec une structure métallique porteuse, un
panneau multiplis servant de pare-vapeur et diverses couches isolantes. Le bâtiment
est chauffé au mazout. Il devra être dépollué dans le cadre de sa future réaffectation
C’est donc un volume de 14'000 m³ sur deux niveaux que la Ville de Fribourg doit développer dans le cadre d’une zone de très fort potentiel. La Ville ne sait pas encore si elle va démolir son bâtiment au lieu de le transformer. De toute manière, rien ne sera entrepris sans être intégré à une planification globale, souligne l’exécutif.