Genève a créé un espace de vie urbaine sur ses anciennes casernes
Crédit image: Losinger Marazzi
La proximité des bords de l’Arve a nécessité des forages de très grande ampleur pour asseoir les fondations des bâtiments.
Ce n’est qu’un début. Le premier des neuf projets de reconversion de la zone Praille-Acacias-Vernets reçoit ses premiers locataires, dans l’espace complètement transformé des anciennes casernes sur les bords de l’Arve. Après six ans de chantier, c’est la première pièce urbaine de ce programme immobilier d’envergure européenne qui se présente et qui donne un nouveau ton à cette mutation urbaine profonde aux portes de Genève.
Le quartier Quai Vernets illustre bien cette reconversion de terrains autrefois peu propice au logement. Il est désormais riche de 771 appartements et de 7000 m² de surfaces mixtes. Cerise sur le gâteau, une nouvelle tour baptisée Atura donne un coup d’accélérateur à la construction en hauteur dans le canton. Avant de lancer d’autres projets immobiliers similaires à Carouge.
Crédit image: Quai Vernets
L’îlot de 551 appartements s’articule autour d’une vaste cour intérieure.
Le collectif d’investisseurs ayant piloté le projet peut se réjouir du travail accompli. Ce dernier est impressionnant. Sept maîtres d’ouvrage et une multitude d’entreprises ont redonné vie au site des anciennes casernes, désaffecté depuis 15 ans. Deux tiers des logements créer sont d’utilité publique, à loyers abordables contrôlés par l’Etat de Genève. Ce dernier concrétise ainsi sa lutte contre la pénurie qui marque la ville.
Crédit image: Quai Vernets
Tout est axé sur la qualité de vie dans un environnement densément construit.
Le projet mise sur la densification sans forcément porter atteinte à la qualité de vie. Bien au contraire ! Les familles y trouveront les logements qu’elles souhaitent. Le rez-de-chaussée des immeubles est riche de commerces, équipements publics et autres activités culturelles. La population y trouvera notamment une bibliothèque d’objets et des paniers de produits frais.
Certifications à la pelle
La
construction a relevé des défis titanesques. Comme celle d’implanter des pieux
à près de 60 m de profondeur dans la surface marécageuse des bords de l’Arve.
Elle a visé l’excellence écologique, avec notamment les énergies renouvelables du
réseau GeniLac, 3500 places pour vélos, zéro voiture et 25'000 m² d’espaces
verts. A cela d’ajoutent les 20'000 tonnes de béton récupérées de la démolition
des casernes. Le quartier vise aussi plusieurs certifications environnementales,
dont Minergie-Eco, SNBS, EcomatGE ou Nature en Ville.
Crédit image: Julie Masson
L’ascenseur de la tour Atura a été installé progressivement, épousant la construction de chacun des 26 étages de l’immeuble.
Phare de cette nouvelle zone, la tour Atura de SwissLife compte 269 logements répartis sur 26 étages et culminant à 86 m de hauteur. Elle dépasse donc la tour de la RTS pour constituer l’ensemble immobilier le plus haut du canton. Son ascenseur a été réalisé au fil de sa construction. Une première en Suisse, au bénéfice de la sécurité du chantier. Avec une vitesse recours de chaque étage construit en dix jours, avec 1428 éléments préfabriqués de façade. Soit quatorze mois pour le gros œuvre.
Crédit image: Fondation Praille-Acacias-Vernets
La première pièce urbaine de cette vaste zone à reconvertir accueille ses premiers locataires.
Le premier îlot ouvert aujourd’hui compte 515 logements répartis sur neuf étages. Il est organisé autour d’une cour intérieure. Quatre maîtres d’ouvrage en ont assuré la construction. Une seconde unité de logements est prévue l’année prochaine.
Les investisseurs ont confié la gestion de Quai Vernets à une gérance centrale. Cela a permis de mettre en commun la création des logements et le développement commercial de la zone. Une maison de quartier agit comme espace de rassemblement. A terme, quai Vernets proposera 1355 appartements. En plus de ses commerces et autres activités.