Le joyau de la Cité de Lausanne affronte son assainissement
Tapis dans l’ombre de la cathédrale de la capitale, les bâtiments du Gymnase de la Cité ont grand-besoin d’une rénovation énergétique complète. Les députés vaudois ont engagé l’étude d’un projet jonglant entre l’amélioration de l’isolation et la conservation du patrimoine.
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Le bâtiment de l’ancienne Mercerie et sa façade en molasse sont emblématiques. Il reste exposé aux intempéries.
Non seulement le canton de Vaud doit créer de nouveaux établissements pour le secondaire II, mais aussi il doit assainir ses bâtiments existants. Ses députés viennent de donner le coup d’envoi à une rénovation complète du gymnase de la Cité, tapi à l’ombre de la cathédrale de Lausanne. Les études permettront d’élaborer un projet qui comblera un retard d’entretien et d’assainir complètement ce vaste bâtiment.
Deux
sites chargés d’histoire
L’établissement se compose de plusieurs édifices remarquables répartis sur deux
sites. Au nord, il est hébergé dans quatre bâtiments construits entre le XIIIe
et le XVIIIe siècles. Au sud, cinq corps construits progressivement ces 250 dernières
années révèlent quelques joyaux remarquables. Parmi eux figurent La Mercerie et
sa remarquable façade en molasse, ancien hôpital reconverti en établissement
scolaire en 1879, et une ancienne église transformée en salles de classe il y a
quelques décennies. Autant de constructions hautement protégées dont leur
rénovation devra tenir compte.
Un
concept énergétique déficient
Les travaux à entreprendre sont gigantesques. Les murs des b^’a8itments ne sont
pas isolés et les fenêtres peu performantes. L’enveloppe extérieure est cependant
en bon état. Il faudra ainsi isoler par l’intérieur pour tenir compte du caractère
historique du lieu. La pose de panneaux solaires en façades n’étant pas envisageable,
il faudra concentrer les efforts en vue du photovoltaïque sur les salles de
sport du site. L’ensemble des bâtiments devra subir une lourde rénovation intérieure,
toujours dans l’esprit d’en préserver le cachet historique. Il faudra dépolluer
au préalable dans la phase d’avant-projet. Cela concernera à la fois les bâtiments
que les jardins attenants contaminés au mercure et aux dioxines.
Une
restauration lourde
C’est donc un chantier de très grande envergure qui s’annonce au cœur de la
capitale vaudoise, entre souci d’amélioration énergétique et conservation du
patrimoine bâti. Tout y passera, entre la restauration des façades en pierre et
crépies, changement des fenêtres, consolidation de la structure, isolation des
toitures et des combles, révision des installations techniques et amélioration de
la protection antifeu. Les députés ont lancé les études nécessaires à l’élaboration
d’un projet définitif, dont le coût pourra atteindre 80 millions de francs.