Opération rénovation pour les chalets d’alpage du Pays d’En-Haut
Pour maintenir une activité économique en lien avec la protection de la biodiversité, Pro Natura Vaud relève le défi de la transformation de onze bâtiments construits en altitude dans les Préalpes. L’association entend préserver un patrimoine architectural séculaire tout en développant la production artisanale de fromage.
Crédit image: Pro Natura Vaud
Ces chalets traditionnels doivent maintenir une activité économique pour mieux protéger la biodiversité, rappelle l’association.
Pro Natura Vaud ne fait pas que s’insurger contre les atteintes à l’environnement. Propriétaire de quelques chalets d’alpage autour du hameau de L’Etivaz, elle entend les moderniser en respectant leur cachet architectural. Il s’agit avant tout d’y poursuivre une activité de production de fromage qui participe aussi au maintient de la biodiversité. Une récolte de fonds est lancée pour réunir une partie des quelque 700'000 francs nécessaires au projet.
Des
normes d’hygiène strictes
La production de fromage dans le Pays d’en Haut bénéficie d’une AOC, mais cette
activité artisanale exige des structures adaptées à des normes d’hygiène très strictes.
L’association explique être en contact avec le canton de Vaud pour consolider
cette activité artisanale, fleuron de cette région des Préalpes. Elle est en
train de solliciter des particuliers et des entreprises pour réunir les fonds
nécessaires.
Sauver
les tavillons
Pro Natura Vaud est propriétaire depuis les années 1970 de six chalets d’alpage
équipés d’un chaudron en cuivre pour la fabrication locale et traditionnelle de
fromage. Deux autres chalets sont équipés pour la traite des vaches, et trois
autres dont utilisés pour le logement ou le stockage. Tous ces bâtiments se
distinguent par leur toiture faite de tavillons traditionnels. L’état de cette charpente
typique est variable. Il faut donc les rénover. Le projet prévoit aussi la
création de fosses, la mise aux normes des installations de production, quelques
aménagements intérieurs pour les familles, l’amélioration de l’éclairage intérieur
et la pose de panneaux photovoltaïques. La question de l’approvisionnement en
eau de ces bâtiments est encore à l’étude, de concert avec le canton.
Ouverture
vers d’anciens métiers de construction
Ces infrastructures d’altitude nécessitent un entretien constant, pour résister
aux caprices climatiques. Ne serait-ce que maintenir une forme d’agriculture et
d’élevage durable. Pro Natura veut maintenir cette activité pour mieux protéger
la biodiversité et plusieurs espèces sauvages. Hormis quelques interventions
urgentes déjà engagées, les travaux commenceront lorsque suffisamment de fonds
auront été récoltés. L’association en profitera aussi pour soutenir la formation de personnes
intéressées à l’art du tavillonnage ou à la réfection de murs en pierre sèche.
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