Une future tour en bois défraie encore la chronique de Satigny
Interrompue depuis longtemps, la transformation d’un ancien château d’eau en point d’observation de la campagne genevoise se heurte encore à l’opposition d’une partie des électeurs de la commune. La reprise de la construction est assujettie à un vote favorable.
Crédit image: DR, Fondation de la tour de Choully
Cette tour doit aussi servir d’exemple de valorisation des ressources locales de la construction.
L’argent est toujours le nerf de la guerre. La Fondation de la tour de Choully, à Satigny (GE), a toujours besoin de l’aide financière de la commune pour réaliser son projet de belvédère en bois. Huit ans après un première autorisation de construire, le projet souffre encore d’une insuffisance de financement, et, malgré la bonne volonté des élus, il devra encore être tranché dans les urnes en cette fin du mois de septembre.
La commune avait pensé se doter d’un point de vue unique sur la région genevoise en construisant elle-même une tour d’observation avec plateforme panoramique. La construction doit remplacer un ancien château d’eau datant de 1930 et démonté depuis. La collectivité a engagé le projet avant de le confier à la Fondation de la tour de Choully pour le réaliser. Les quelque 5,4 millions nécessaires n’ont à ce jour pas pu être totalement promis et le chantier a été interrompu. Il manque en effet 700'000 francs, et c’est ce qui conduit les électeurs à se prononcer, vu que la décision communale d’appuyer la fondation est combattue par un comité référendaire.
Crédit image: DR, Fondation de la Tour de Choully
La plateforme offrira un point de vue exceptionnel sur la campagne genevoise
Le projet se veut architectural et paysager. La tour sera construite majoritairement en bois. Elle comptera une plateforme d’observation perchée à 29 m de hauteur. Sa construction valorisera le savoir-faire des entreprises locales. Les matériaux proviendront des forêts alentours. La tour pourra aussi intégrer des antiennes de télécommunication.
La participation financière de la commune agit comme garant de la réalisation du projet. La Fondation devra réunir le restant des fonds avant d’engager les travaux. La collectivité e versera ses fonds que progressivement. Ce système a déjà appliqué plusieurs fois en Suisse romande pour des opérations de valorisation patrimoniale. Malgré ce montage, les référendaires veulent que la commune fasse preuve de davantage de prudence. Ils rappellent que le projet ne devait être initialement financé que par des fonds privés. Les charges découlant de l’exploitation future de la tour ne sont de plus pas complètement définies. C’est pour un financement jugé mal ficelé par les uns, mais déjà engagé pour les autres, que les électeurs sont appelés à trancher. Avant une reprise du chantier si leur décision est favorable.