A Walenstadt, les chutes de pierre sont testées par deux
Les impacts des éboulements sur les ouvrages de protection placés en paroi sont multiples. L’entreprise Geobrugg a donc testé la résistance de barrières flexibles au moyen de deux blocs précipités à une vitesse de 25 m par seconde. Pour mieux évaluer la déformation et le transfert des charges.
Crédit image: DR, Geobrugg AG
La flexibilité de la barrière pare-pierres permet de mieux répartir la charge d’un éboulement fragmenté.
Les techniques de protection contre les chutes de pierre progressent. Les ingénieurs de Geobrugg viennent d’apporter leur contribution à ce projet en conduisant une série de tests sur une paroi près de Walenstadt (SG). La pose d’une barrière pare-pierres au moyen d’une grue leur a permis d’étudier l’interaction des charges, la transmission des forces et le comportement en déformation de ces installations de protection.
Crédit image: DR, Geobrugg AG
Une grue a hissé les éléments de test à une hauteur de 32 m.
La simulation des ingénieurs épouse autant que possible la réalité. Les chutes de pierre ne sont pas isolées. Plusieurs blocs se détachent en effet de façon simultanée, et cela complique la sécurité des personnes, des axes de circulation et des biens qui se trouvent en aval. Les impacts sont ainsi asymétriques, et la pose de barrières flexibles pour les prévenir se révèlent dès lors plus efficace.
Crédit image: DR, Geobrugg AG
Le lieu de l’impact sur l’ouvrage de ce prototype de bloc révèle notamment différentes voies de déformation.
Les tests ont permis de mesurer la pression opérée sur le pare-pierre par deux types de blocs. L’un a visé le centre de l’installation, et l’autre son côté latéral. L’énergie d’impact a été mesurée à 250 kJ par bloc. La flexibilité et la résistance de l’ouvrage de protection ont ainsi été étudiées en situation réelle. Avec des conditions plus proches de celles qui prévalent en laboratoire ou lors d’un impact unique sur l’ouvrage. Geobrugg a aussi testé la géométrie en filet papillon de leur barrière. Celle-ci permet en effet des voies de déformation supplémentaires et une meilleure redistribution des charges générées par un éboulement.
Le climat fait des siennes
Les chutes
de pierre deviennent de plus en plus fréquentes du fait du réchauffement
climatique, rappelle l’entreprise. Les blocs fragmentés et les impacts
multiples compliquent leur prévention. La méthode employée par Geobrugg est
innovante. Elle a été appliquée sur une paroi haute de 32 m avec deux blocs de
800 kg chacun percutant l’ouvrage pare-pierre à une vitesse de 25 m par
seconde.