09:08 TECHNIQUE

La micro ferblanterie au secours de la molasse de la cathédrale de Lausanne

Source de l'image teaser: Jérémy Bierer

La molasse de la cathédrale de Lausanne a donné du fil à retordre à ses restaurateurs, mais les effets du ruissellement des eaux ont pu être atténués par les travaux démarrés en 2019. Les façades sont plus sèches grâce à la pose d’éléments de micro ferblanterie.

Cathédrale Lausanne 2

Quelle: Jérémy Bierer

Ces éléments de micro ferblanterie permettent de lutter contre le ruissellement des eaux dans la molasse friable des façades du monument.

Les spécialistes de la cathédrale de Lausanne le savent. Les murs de l’édifice sont exposés au ruissellement des eaux du fait qu’ils sont construits avec de la mollasse, roche friable par excellence. Ils ont continuellement imbibés et menacés à terme d’effondrement. D’où une nouvelle restauration, entamée en 2019 et qui se poursuivra encore jusqu’en 2029.

Le canton de Vaud mène ce chantier d’envergure, et il est temps de sensibiliser la population aux travaux de consolidation de l’édifice en luttant contre les infiltrations d’eau. L’EPFZ a commencé par mesurer la cathédrale par lasérométrie pour déterminer les altérations de la roche. La commission technique chargée de la restauration a donc pu faire insérer de la micro-ferblanterie dans les murs. Elle a aussi faire retailler certains profils du monument pour corriger les renvois d’eau. Par conséquent, les façades sont plus sèches qu’avant.

Un édifice « de sable »
L’origine de ces défauts remonte à la construction de la cathédrale, au XIIIᵉ siècle. Les bâtisseurs utilisaient la roche qu’il pouvait extraire le plus vite et le plus efficacement possible. La molasse aquitanienne alors utilisée n’était pas aussi solide que le calcaire utilisé à la même époque pour construire la Collégiale de Neuchâtel. D’où le surnom de cathédrale de sable dont celle de Lausanne est parfois affublé.

Cathédrale Lausanne 3

Quelle: Claude Bornand

Les voûtes sont aussi exposées au ruissellement des eaux dans la molasse de l’édifice.

Ce phénomène de ruissellement dont être encore examiné pendant une année pour évaluer l’influence des quatre saisons sur la cathédrale. Les travaux de restauration révèlent déjà un décor peint sous les voûtes de la nef, par un ingénieux système de miroirs. Le chantier fera l’objet d’une seconde étape dès 2024, notamment avec la restauration du chœur et de deux tours, ainsi que la conservation des croisillons de l’édifice.

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