La station d’épuration de Sierre reprend à plein régime
Deux ans après les inondations, les installations de Noës ont retrouvé l’entier de leur capacité grâce à un vaste chantier de reconstruction. Cette remise en service ouvre la voie à un autre projet pour le traitement des eaux usées et des micropolluants, prévu pour 2030.
Crédit image: Ville de Sierre
Le site a retrouvé sa pleine capacité de traitement.
Les dégâts subis à la station d’épuration sierroise lors des crues du Rhône ne sont plus qu’un souvenir. Le processus de reconstruction est désormais terminés après de longs mois de chantier durant lesquels les installations n’ont pu fonctionner que partiellement. La remise en état du site s'est étendue sur près de deux ans. Elle a nécessité d'importants travaux de reconstruction ainsi qu'une coordination soutenue entre le personnel, les entreprises spécialisées et les services communaux de la Ville de Sierre. Au total, plus de 250 adjudications et commandes ont été traitées afin de remplacer ou de réhabiliter les installations endommagées. Le coût des réparations dépasse 8 millions de francs, dont une grande partie est prise en charge par les assurances.
En
avant vers une extension
La station fonctionne désormais à pleine capacité depuis ce mois de juin et
assure à nouveau l'ensemble des étapes du traitement des eaux usées. Cette
remise en service complète marque également une étape importante avant le
lancement d’un nouveau projet. Les travaux débuteront en juillet prochain pour
une mise en service prévue en 2030. Ce projet d'extension permettra notamment
d'intégrer le traitement des micropolluants, conformément aux exigences
fédérales, et de renforcer encore la protection du Rhône et du milieu naturel.
L'investissement s'élève à plus de 44 millions de francs. Il est financé
conjointement par la Confédération, le Canton ainsi que les communes
partenaires, à savoir Sierre, Crans-Montana, Noble-Contrée, Salquenen et
Chippis.
Dégâts
irréversibles
En juin 2024, les inondations du Rhône ont submergé la station d'épuration de
Noës (VS), entraînant l'arrêt complet des installations. De nombreux
équipements essentiels ont été endommagés ou détruits. Grâce à la réactivité
des équipes d'exploitation et à la mobilisation des partenaires impliqués, un
premier niveau de traitement des eaux usées a pu être rétabli trois jours
seulement après la catastrophe, au moyen d'une génératrice provisoire.