13:06 TECHNIQUE

Un béton stabilisé par des microorganismes pour renforcer ponts et routes

Teaserbild-Quelle: Medusoil

Une spin-off de l’EPFL se lance dans le béton stabilisé avec des agents micro-organiques, pour abandonner les habituels procédés pétrochimiques utilisés dans le génie civil. Ce nouveau béton écologique convient particulièrement au renforcement des sols supportant des ponts, des routes ou des voies ferrées.


Medusoil 1

Crédit image: Medusoil

Medusoil vient de livrer 4 t d’agents micro organiques à Zurich pour stabiliser le béton employé dans différents chantiers.

Le génie civil entend de plus en plus recourir à des solutions et des techniques écologiques. C’est ainsi que la spin-off Médusoil, active à l’EPFL, vient de livrer quatre tonnes d’un nouvel agent de stabilisation du béton à Zurich. L’entreprise s’engage en faveur de l’élimination des énergies fossiles dans la construction.

Le procédé pour produire un béton naturel et stable abandonne en effet la pétrochimie. Les fondateurs de Medusoil partent du constat que les routes, les tunnels, les voies ferrées et les infrastructures essentielles souffrent souvent des dommages imputés aux catastrophes naturelles ou aux conditions météorologiques exceptionnelles. L’intégrité structurelle des ouvrages d’art est donc menacée si ceux-ci reposent sur des sols peu solides et des fondations peu stables.

Le fondateur de Medusoil, Dimitrios Terzis, précise à la Fondation suisse pour le climat, qui a soutenu son projet, que le procédé que son équipe a mis au point repose sur l’injection de microorganismes dans le béton. Cette technique par calcification génère une réaction chimique qui stabilise et renforce la solidité du matériau. Elle est utilisable à température ambiante.

Coûts réduits
Les tests entrepris depuis 2019 sur le campus de l’EPFL, à Ecublens (VD), ont confirmé la qualité de ce nouveau béton stabilisés par voie naturelle. L’utilisation d’agents de renforcement du matériau réduit en outre les coûts de machine et de main-d’œuvre, respectivement de 20 et 30%. La résistance du sol augmente entre 20 et 40%. Le succès de cette technique est rendu possible avec l’emploi d’éléments organiques peu invasifs.

Tout cela a d’évidentes répercussions environnementales. Les émissions de dioxyde de carbone peuvent ainsi être réduites massivement. Cela en utilisant des méthodes de fabrication qui datent des années 1970.


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