07:07 ARCHITECTURE

L’aéroport de Genève prêt à redécoller grâce à sa nouvelle Aile Est

Écrit par: Jean-A Luque
Teaserbild-Quelle: Jean-A. Luque

Après avoir été durement touché par la pandémie et les restrictions de voyage, l’aéroport de Genève parie sur des jours meilleurs. La preuve : il est prêt à mettre en service dès la fin de l’année son nouveau terminal gros porteurs. Avec ses 520 m de long, son exosquelette métallique et ses façades entièrement vitrées, l’Aile Est est un véritable bijou architectural, design et fonctionnel. Un bâtiment dépouillé qui cache une complexité folle.

aéroport Genève 1

Crédit image: Jean-A. Luque

Sobre. Design. Esthétique. Particulièrement élégant, l’édifice est soigné dans ses moindres détails.

Interminable. La toute nouvelle Aile Est de l’aéroport de Genève s’apparente à un corridor translucide et lumineux, long de plus d’un demi-kilomètre, dont on ne voit jamais le bout. Ou presque.

« L’Aile Est s’étend précisément sur 520 m de long, précise d’emblée Claude Vian, chef du département grands projets de Genève Aéroport. Le tout sur 20 m de large et 19 m de hauteur. Avec ses six portes d’embarquement pour douze positions avions, le bâtiment est conçu spécifiquement pour les vols long-courriers, les avions les plus imposants. »

Quand le projet a été lancé, personne n’imaginait l’émergence du Covid-19 et son terrible impact. En ce temps-là, pourtant proche, l’aéroport de Genève volait de bénéfice en bénéfice et le nombre de passagers augmentait année après année. Les compagnies aériennes se dotaient d’avions plus grands. C’est dans cette vision qu’a été lancée l’Aile Est.

Aujourd’hui, le cyclone coronavirus semble perdre de sa virulence et les premières éclaircies dans le ciel européen pointent  à l’horizon. Cela tombe bien. Avec son Aile Est, toute en transparence, qui sera opérationnelle dès décembre prochain, Genève Aéroport est prêt à redécoller. En beauté.

Bureau d’architectes prestigieux
Beauté, le mot est lâché. L’Aile Est est en effet particulièrement esthétique. Ce long parallélépipède incliné se distingue par son ossature métallique apparente. Un exosquelette d’acier au design industriel qui ne cache rien, ni ses câblages ni sa structure. Il est vrai que le bâtiment a été dessiné par le bureau d’architecture britannique Rogers Stirk Harbour & Partners (RSHP), dont Richard Rogers, l’un des fondateurs et récipiendaire du prix Pritzker 2007, s’est fait connaître notamment comme coauteur du Centre Pompidou. Et comme à Paris, la charpente et les réseaux techniques apparents participent activement à l’image de l’édifice.

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