15:11 ARCHITECTURE

Trois continents pour construire la troisième plus grande mosquée du monde

Teaserbild-Quelle: LifePR

Construire une mosquée de nos jours est une opération multiculturelle. Ce sont en effet des ingénieurs et architectes allemands, des chinois et maghrébins qui ont conçu le nouveau lieu de culte d’Alger. La grande mosquée de la capitale algérienne montre ainsi diverses sensibilités dans un environnement religieux très précis.

Si les canaux architecturaux de la construction d’une mosquée demeurent immuables, il n’y est pas interdit d’innover. Un tel bâtiment interdit notamment la représentation d’être vivants, et doit être orienté en direction de La Mecque. A Alger, la nouvelle grande mosquée, en bordure de mer, combine respect des dogmes de l’Islam, caractéristiques de la construction au Maghreb et savoir-faire international.

Un minaret allemand

Le minaret de cet édifice, d’une hauteur de 265m, a été conçu par des architectes allemands. La construction de la mosquée est le fait des Chinois, son environnement est profondément religieux et ses fonctions laissent la place à des activités plus laïques, comme un musée ou une vaste salle de conférences. De plus, il est intégré dans une zone de la capitale algérienne où le gouvernement y présente toutes les facettes de sa modernité.

Tous les superlatifs réunis

Huit ans de travaux ont été nécessaires pour construire cette mosquée. Ses architectes ont réinterprété les colonnades si caractéristiques de l’Afrique du nord pour édifier un bâtiment composé de quatre carrés faisant chacun 150m de côté. La coupole culmine à 70m de hauteur. Le terrain de 26ha comprend en outre un parking souterrain de 4000 places, un espace de boutiques, une salle de conférences et une salle de prière de 36000 places.

En hommage aux cinq piliers

Le minaret conçu par des architectes allemands vaut à lui-même le détour. La tour asymétrique, excentrée par rapport à l’axe principal de la mosquée, s’enracine sur une surface carrée. Elle est surmontée d’une plateforme panoramique qui abrite un musée divisé en cinq segments. En hommage aux cinq piliers de l’Islam.

Un saut dans l’inconnu

Le chantier a aussi permis de réunir des ouvriers, des chefs de projets, des architectes et des ingénieurs provenant de trois continents. En particulier, les Occidentaux ont pu y travailler dans un environnement totalement nouveau. Ils ont pu, comme leurs collègues, se laisser porter par l’inconnu et profiter de diverses sensibilités culturelles.

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