Genève valorise son patrimoine par une esplanade réaménagée
Le bastion Saint-Antoine rappelle désormais l’histoire de la Cité de Calvin, riche de vestiges remontant jusqu’à la période romaine. L’esplanade a été totalement transformée pour mettre en valeur les découvertes des archéologues. La Ville en a pris officiellement possession.
Crédit image: Ville de Genève, Nicole Zermatten
L’esplanade se veut ouverte, même si elle recèle les richesses historiques de la Ville.
Les travaux de terrassement du site du bastion genevois de Saint-Antoine ont révélé d’inestimables vestiges archéologiques. Après trois ans de chantier, la Cité de Calvin entre en possession de cet espace végétalisé et réaménagé pour accueillir la population. Cette esplanade reste cependant ancrée dans l’histoire de la ville, puisque les découvertes faites sur place remontent à l’Antiquité.
Crédit image: Nicole Zermatten, ville de Genève
Le site est recouvert par une dalle d’un seul tenant, avec trois ouvertures pour l’éclairer.
Le réaménagement est parti d’un concours d’architecture organisé il y a dix ans. Les lauréats, à savoir l’Atelier Traces Architecture, Estar Arquitectos et Kälin & Associés SA, ont donc été chargés de valoriser les vestiges découverts sur place et construire par-dessus. Une opération toujours délicate, menée de main de maître, et qui trouve son aboutissement aujourd’hui.
Une dalle
et trois landerneaux
Le but du projet visait à rendre l’espace du bastion son statut public, ouvert
et directement accessible. Les travaux ont au début assuré une protection minutieuse
des vestiges découverts par le terrassement. Ensuite, une dalle de grande
portée a été réalisée pour mettre le site sous toit. Trois landerneaux sont enfin
positionnés de manière à apporter une lumière naturelle indirecte et homogène
aux découvertes archéologiques.
Un
espace arboré
La dernière étape a constitué à réfléchir les espaces extérieurs de l’esplanade.
26 arbres ont été plantés à cet effet. Des bancs et des lampadaires, ainsi qu’un
abri pour les vélos, complètent les aménagements. Le site doit encore trouver sa
fontaine, actuellement en voie de restauration.
Le bastion Saint-Antoine se veut être un lieu de transition et de diffusion des savoirs, entre archéologues, scientifiques, chercheuses et chercheurs. C’est aussi un espace de dialogue entre différentes disciplines. Y compris artistiques.