La gare de Morges bouleversée par un futur bâtiment mixte
Les CFF engagent dès décembre la construction de leur nouveau bâtiment de voyageurs. Leur projet de réaménagement du site est chahuté par la population car il bouleversera durablement son activité commerciale et sacrifiera l’ancien bâtiment ferroviaire.
Crédit image: CFF_SBB_FFS
La nouvelle construction s’inscrira dans la continuité architecturale du quartier des Halles.
La transformation de la gare de Morges (VD) ne fait pas que des heureux. Les travaux que les CFF vont entreprendre pour construire leur nouveau bâtiment de voyageurs sonnent déjà le glas des commerces existants, tout en remodelant profondément les habitudes de circulation, Dès le mois de décembre, un chantier de trois ans viendra apporter son lot de nuisances sur place, pour déboucher sur un nouvel immeuble de onze étages, comprenant logements, commerces et services à la clientèle.
En
guise de clap de fin
Le chantier qui va s’engager n’est pas anodin. Il marque la fin de la
construction du quartier des Halles, dont les immeubles marquent l’image de la
cité par leur taille. Mais les CFF sont forts de la mise à l’enquête qu’ils ont
menée il y a deux ans pour équiper cette gare d’un nouveau bâtiment et de nouveaux
espaces.
Crédit image: Ville de Morges
Cette gare sera sacrifiée sur l’autel de la modernité multimodale.
Le futur bâtiment de Sablon-Gare comprendra onze étages. Il sera construit sur le site originel de la gare de Morges, tout en prolongeant le quartier des Halles et son architecture particulière. Les CFF sont à la manœuvre pour dicter leur gare d’espaces commerciaux et de services, en plus des 58 logements qui y sont prévus. Le projet vise aussi à améliorer le trafic ferroviaire sur l’arc lémanique et l’offre multimodale. La Ville de Morges y profitera d’une nouvelle vélostation avec espaces de réparation et d’entretien.
Trois
ans de travaux
Les CFF entendent construire leur nouveau bâtiment mixte pendant trois ans.
Mais le réaménagement de la gare de Morges n’en sera pas terminé pour autant. Il
doit encore durer une dizaine d’années. D’ici là, la population aura encore l’occasion
de s’exprimer à ce sujet. Notamment en rencontrant le maître d’ouvrage en
novembre pour évoquer le chantier qui commencera à la fin de cette année.