Le Pays d’Enhaut mise sur une offre hospitalière légère pour exister
L’abandon de son projet de modernisation de son hôpital invite le Pôle santé de la région à bétonner son ordre de lits pour les cas légers ou les courts séjours. Un nouveau bâtiment modulable est projeté pour libérer partiellement des lits dans l’EMS construit à côté du site de Château d’Oex.
Crédit image: PSPE
Les autorités hospitalières régionales ont fait le deuil de leur hôpital. Celui-ci pourra exploité pendant deux ans encore.
Durement freiné par l’évolution de la planification hospitalière vaudoise, le Pôle santé du Pays d’Enhaut veut rebondir pour assurer une prise en charge de sa population aussi complète et adaptée que possible. Après avoir dû abandonner son projet de nouvel hôpital à Château d’Oex, il mise sur la construction d’un nouveau bâtiment modulable sur place pour favoriser le court séjour et les soins de transition. En plus de la consolidation de l’offre ambulatoire et des soins à domicile, tout en assurant une prise en charge rapide des cas urgents.
Ne
pas créer de désert sanitaire
Le caractère excentré de la région invite à trouver des solutions aussi locales
que possible pour ne pas créer un désert sanitaire entre Rossinière et Rougemont.
La tendance hospitalière va toutefois vers une centralisation des soins aigus
et de réadaptation, relève le PSPE dans un communiqué. Mais cela n’améliore pas
la prise en charge sur place, ajoute-t-il. D’où l’idée que les cas le plus légers
doivent être traités à Château d’Oex, et pas ailleurs.
Crédit image: Photomontage PSPE/ERNE
A gauche, l'emplacement prévu pour la nouvelle unité de soins de transition et les cas légers. A droite, c'est le système Minerva qui est préconisé pour maintenir une offre allégée sur place.
Fort de ce constat, le PSPE renonce à son projet de nouvel hôpital, devant le refus du canton. Il entend maintenir son offre d’hospitalisation en court séjour par la construction d’un bâtiment modulable à côté de son établissement hospitalier de Château d’Oex. La structure pourrait abriter 13 lits, dont les patients ne nécessiteraient pas une surveillance médicale continue et qui sortiraient d’interventions médicales ou chirurgicales plus pointues. La physiothérapie et l’ergothérapie pourraient y être pratiquées. Une unité de consultation médicale pourrait aussi être créée à terme.
L’hôpital
cessera en 2028
L’hôpital actuel pourrait être transformé dans deux ans. Il devrait selon le
PSPE valoriser les compétences paramédicales, la pédiatrie, la dermatologie, la
psychiatrie pour une patientèle régionale. Les urgences vitales pourraient être
directement orientées vers les centres hospitaliers compétents. Le PSPE pourra maintenir une permanence médicale
pour sa région d’activité.