Vaud doit créer une nouvelle prison d’attente près d’Orbe
La surpopulation carcérale ne se résout pas d’un coup de baguette magique. Le canton de Vaud doit ainsi construire un nouveau bâtiment réservé à la détention avant jugement. Pour cela, Il compte sur la création du Pôle pénitentiaire du Nord vaudois et de sa future prison des Grands-Marais.
Crédit image: Hootsmann Architectuur et C.W. Hiltebrand & Hager Architects
La future prison des Grands-Marais ne pourra pas à elle seule résorber la surpopulation carcérale.
Comme bien d’autres cantons, celui de Vaud doit résoudre un très gros problème de surpopulation carcérale. Cela passe par la construction d’un nouvel établissement de détention près d’Orbe, et aussi par la création d’une zone d’attente réservée aux futurs détenus sur place. C’est donc un crédit de 40 millions que le Grand Conseil est appelé à voter pour doter le futur Pôle pénitentiaire du Nord vaudois d’une structure modulable de 60 places.
Locaux
encombrés
Le projet veut avant tout soulager l’encombrement dans les locaux de la police
judiciaire. Ceux-ci ne peuvent plus accueillir les prévenus avant jugement dans
des conditions décentes. Il faut ainsi renforcer le pôle de détention du Nord
vaudois par des locaux adaptés à la rétention de personnes pour une durée excédant
les 48 heures de la garde à vue.
Un
cadre de vie en prison
Le nouveau bâtiment projeté près d’Orbe offrira cette capacité de détention.
Outre ses 60 places, il proposera une salle de sport et des espaces d’activités
les détenus. Son intégration dans le pôle pénitentiaire lui fera profiter également
d’équipement de restauration et de buanderie.
Procédures
parallèles
Même s’il faudra encore deux ans de travaux avant d’ouvrir ce nouvel
établissement, le canton des Vaud entend accélérer son projet en menant les procédures
d’autorisation de construire et d’appel d’offres en entreprise totale en parallèle
du vote du crédit. Le Service pénitentiaire cantonal continuera aussi de travailler
dans l’urgence pour résoudre les problèmes de surpopulation carcérale, explique
enfin le Conseil d’Etat.