Le Pont genevois de Carouge reçoit de nouveaux enrochements
Les piles de l’ouvrage reliant la cité sarde à celle de Calvin sont aux petits soins des engins de chantier pour être mieux protégées des humeurs de l’Arve. Le chantier est le théâtre d’un va-et-vient incessant dans le lit de la rivière, pour mieux en préserver les berges et le milieu aquatique.
Crédit image: MHM55, CC_BY-SA_4.0
L’ouvrage a souffert au fil du temps de la force du courant de la rivière qu’il enjambe.
Dans le lit de l’Arve, une pelle-araignée s’affaire à consolider le pont qui relie Genève à Carouge. Ces travaux engagés en juillet créent une sorte de carapace destinée à protéger l’ouvrage des humeurs de la rivière et de ses courants quelque peu capricieux. Ce chantier replace les anciens enrochements des piles et pose de nouvelles protections.
L’usure du temps a en effet eu raison de la solidité des rochers disposés au pied de cet important pont routier. La force des courants de l’Arve les a en effet parfois disloqués. Les nouveaux matériaux sont acheminés sur place en rive droite, pour être ensuite pris en charge par une grue jusque dans le lit de la rivière.
Les
pattes dans l’eau
La grue sert aussi à placer la pelle-araignée sur différents niveaux dans l’Arve.
La machine place ensuite les nouveaux enrochements un à un. Elle est placée sur
un remblai provisoire pour s’approcher au plus près des piles et imbriquer les
rochers sur leur pourtour. L’engin va et vient ainsi. Ses « pattes »
peuvent être totalement immergées. Le dispositif
permet ainsi de préserver les berges de la rivière de toute circulation humaine.
Les travaux vont d’achever le mois prochajn. Ils portent aussi une attention particulière au courant et au débit de la rivière, heureusement peu important actuellement, ainsi qu’au milieu aquatique.